« Déclaration relative à la liberté des bibliothèques

1. Les bibliothèques ont le droit de collecter librement des documents.

2. Les bibliothèques ont le droit de proposer librement des documents.

3. Les bibliothèques protègent la confidentialité de leurs lecteurs.

4. Les bibliothèques s’opposent à toutes forme de censure injustifiée.

Nous, bibliothécaires, unirons toutes nos forces pour défendre la liberté des bibliothèques chaque fois qu’elle sera violée. »

Voilà comment s’ouvre ce manga sur lequel je me suis précipitée lorsque je l’ai trouvé au Centre de documentation sur les métiers du livre à Paris (hé oui ce n’est pas ma faute, j’allais travailler ! ).

A ce jour, 6 tomes sont sortis, un septième est à venir mais il est difficile de dire combien il en comportera en tout. Le point positif est qu’il a été adapté d’un roman de Hiro Arikawa, dont le deuxième tome vient de sortir en français. En tout, la série comporte 4 tomes. Il y a donc un espoir que le manga ne continue pas indéfiniment, comme certaines séries. Et surtout il serait intéressant de comparer manga et roman : quels choix ont été faits ? quel graphisme ? etc.

Bref, dès que j’ai ouvert ce manga et que j’ai lu cette déclaration, je me suis dit, « enfin un livre sur les bibliothécaires et qui souligne l’importance des bibliothèques dans la société », et en effet voici l’argument : à une époque où la loi d’Amélioration des Médias a instauré une chasse aux livres, les bibliothèques se sont dotées d’un corps militaire afin de les défendre.

C’est une histoire au final très sympathique, avec de l’humour et une héroïne passionnée par les livres. Sans trop vous en dévoiler, par exemple j’ai beaucoup aimé le moment où l’héroïne doit passer un examen « pratique » avant de devenir bibliothécaire d’élite, et elle, qui est très forte à la lutte, à la course, ne s’avère pas capable d’apprendre la classification des livres et de les trouver dans les rayons ! C’est tout de même aussi un hommage important aux bibliothèques qui sont les seules à s’opposer à la censure.

Il ne faut pas chercher plus loin, et d’ailleurs peut-être le roman creuse t-il davantage ce monde… En tout cas le manga est plutôt tourné vers la psychologie du personnage, et bien sûr une potentielle histoire d’amour (sinon ça ne plairait pas aux Japonais …). Ensuite je regrette un peu comme d’habitude l’image réductrice des bibliothécaires dans la société, supposés uniquement orienter les lecteurs et leur prêter des livres.

Mais bon, je ne vais pas me plaindre, des bibliothécaires héros de littérature ce n’est pas assez courant pour faire la fine bouche (d’ailleurs vous en connaissez ?) …

Je vous en dirai plus au fur et à mesure que j’avance dans la série …