Enfin, voici l’article que vous attendez tous avec impatience : mon bilan sur le prêt de la liseuse Cybook en partenariat avec Bookeen, et les éditions Numeriklivres !

Au final, après 15 jours en compagnie de ce petit appareil, que puis-je dire ?

Ce que j’en ai fait

Au départ, j’ai eu un peu peur de la prendre dans les transports, de peur de me la faire prendre. Je ne l’ai donc utilisé que chez moi. Puis ces derniers jours j’ai sauté le pas, je l’ai rechargée à fonds et je suis partie à l’aventure ! J’ai eu le temps de lire En un point donné, le dernier roman de Marc Lepape, publié uniquement sur Internet, un petit roman, Mahini de Christine Machureau, et un essai de Lorenzo Soccavo, De la bibliothèque à la bibliosphère. Je chroniquerai bientôt ces trois lectures, très différentes mais qui m’ont beaucoup intéressée.

Ce qui m’a séduite

Le poids : plus légère qu’un livre de poche et très fine, elle est facilement transportable. De plus, c’est un objet élégant.

Le nombre de livres disponibles : impossible de tomber en panne de lectures ! Le temps d’épuiser tous les classiques de la littérature …

La découverte d’auteurs 100% numériques comme Christine Machureau dont l’écriture m’a charmée.

L’écran : je me suis finalement adaptée, et je n’ai rien à redire sur le confort de lecture.

Ce qui m’a rebuté

La forme : c’est un peu perturbant de ne lire que sur une seule page

Le tactile : l’écran a peu de réactivité, il faut s’y prendre quelques secondes à l’avance pour tourner les pages si l’on ne veut pas interrompre la lecture. J’ai fini par n’utiliser que les boutons.

Les outils : Les annotations sont trop longues à atteindre, il faudrait un bouton de raccourci car on finit par se lasser

L’esprit : j’ai commencé au moins 6 livres et je n’en ai fini que 3 … on saute d’un livre à l’autre mais en réalité on ne se concentre pas vraiment sur un seul. Et j’aime échanger des livres, en acheter pour d’autres … je me vois mal tendre une clé USB et dire à un ami, tiens c’est ton cadeau de Noël ..

 

Au bout de deux semaines, j’ai quand même réussi à l’apprivoiser, je la connaissais mieux, j’allais un petit peu plus vite dans les menus, ce qui était tout de même plus agréable. Car pour moi le principe de la lecture ne va avec l’idée de se prendre la tête avec un appareil électronique de plus.

Cependant, je ne me sens pas encore capable de franchir le cap. J’aime encore trop le livre papier : ce week-end, j’ai échangé 5 livres avec une amie, qui m’en a prêté 8 à son tour; je suis allée faire une razzia chez un bouquiniste et je suis ressortie avec une pile de livres que je n’avais pas prévu d’acheter; je me suis rendue dans une bibliothèque et j’ai découvert des auteurs comme ça, parce que la couverture me plaisait ou juste le « feeling » du bon livre … J’ai déjà trop envie de lire tout ce qui me tombe sur la main, l’idée de pouvoir les acheter en 5 secondes m’effraye, et je me dis que comme pour la musique, je vais en avoir des centaines et je ne les lirai jamais … Alors qu’à chaque fois que j’emprunte ou que j’achète un livre je réfléchis mûrement (enfin j’essaye), le geste est le même. Mais l’achat du livre physique a un poids symbolique très fort pour moi, auquel je suis attachée.

Vous trouverez peut-être que ce sont des idées romantiques, que ce qui compte c’est le contenu et pas tout ce qu’il y a autour. Peut-être pour vous, mais pour moi, ce qui entoure le livre, mes petits rituels, le partage, les choix, tout cela est important car c’est ma manière de vivre. Et je ne peux pas y renoncer pour le moment.

Peut-être qu’un jour les liseuses électroniques me séduiront; Il est vrai qu’à plusieurs reprises (surtout quand j’ai ramené mes 15 nouveaux bouquins sur mon dos, je me suis dit) : ah que j’aimerai avoir une liseuse ! mais quand je rentre chez moi, que je les hume, que je leur imprime mon ex-libris et que je les pose sur la pile correspondante, je suis juste heureuse comme ça … A suivre …