Aujourd’hui, dans Le Figaro, un article souligne les difficultés que rencontrent les librairies indépendantes.

Pour moi, ce n’est pas une surprise mais il m’a semblé important de le souligner encore : elles sont particulièrement menacées par les ventes sur Internet (2,2% des ventes en 2002, 11,2% aujourd’hui) et dans les grandes enseignes (la FNAC engrange 20% des ventes de livres; idem dans les grands magasins). La part de marché des librairies est passée de 20,8% à 17,2% entre 2000 et 2010.

Ces structures peinent à financer le renouvellement de leur offre : les stocks s’accumulent, les problèmes de trésorerie s’aggravent. et les fermetures s’accélèrent.

Une initiative a été lancée conjointement par le Syndicat de la librairie française, le Syndicat national de l’édition, l’Association pour le développement de la librairie de création et le Centre national du Livre : il s’agit d’une campagne militante de sensibilisation, pour ramener les clients dans les librairies de quartier.

« Des milliers de livres à ma disposition. Qui m’aidera à faire le bon choix, si mon libraire n’est plus là ? »

Revenons aux petites librairies ! Ne pas choisir la solution de facilité qui consiste à acheter en ligne alors qu’on peut se déplacer et trouver un interlocuteur humain qui vous conseillera mieux que les « ils ont aussi acheté » d’Amazon. Ces librairies jouent un rôle culturel essentiel, en défendant certaines valeurs, certains titres qui ne le seront pas dans les grands magasins (qui retirent les livres des ventes après 8 semaines seulement en rayon). Elles laissent le temps à certains ouvrages de trouver leur public : les chefs d’oeuvre s’installent dans la durée et n’ont rien à voir avec les prétendus best-sellers qui restent quelques semaines dans le box-office.

Bon voilà juste un petit coup de gueule sur un des sujets qui me tient le plus à coeur. Cela fait déjà 2 ans que je n’ai plus acheté un livre à la FNAC (et encore moins en grande surface / et personnellement je ne commande en ligne que les livres que je ne peux trouver nulle part ailleurs) et il me semble que si l’on ne veut pas que les librairies indépendantes disparaissent, comme ont disparu les disquaires il y a quelques années, il suffit d’adopter des gestes simples.