L’auteur :

Née en 1940 en Alsace, Claudie Hunzinger poète, peintre et plasticienne. Elle a publié en 1973 un récit, Bambois la vie verte. Elles vivaient d’espoir est son premier roman.

Le livre :

La narratrice rend hommage à sa mère en reprenant une partie de sa correspondance, de sa jeunesse à son mariage. Elle explore en particulier la relation que celle-ci entretenait avec une amie, Thérèse. Au-delà de cette histoire de famille, c’est la guerre et la situation périlleuse des Alsaciens durant celle-ci qu’évoque de manière très forte ce roman.

Ce que j’en ai pensé :

Il se trouve que j’ai lu ce livre il y a deux semaines, mais que j’ai été un peu flemmarde et que je n’en fais la critique qu’aujourd’hui. Or, ce n’est pas juste pour l’auto-flagellation que je vous dis cela, mais bien parce qu’entre temps, j’ai lu Les Années d’Annie Ernaux, qui m’a fait forte impression. Les deux romans sont un peu dans la même veine, même si le projet d’Annie Ernaux est plus étendu dans le temps, plus ambitieux, moins intimiste également (alors qu’ici l’auteur nous plonge dans l’intimité de sa mère.)

Du coup, en comparaison, je suis un peu déçue. Certes c’est bien écrit, l’histoire est prenante, elle se mèle  à l’Histoire, ce que j’apprécie toujours, mais d’une manière un peu rapide : les années se succèdent sans que l’on puisse s’attacher au personnage d’Emma, même si j’ai aimé la liberté qu’elle prend dans ses choix de vie. Cependant je ne les ai pas toujours bien compris, voire je les ai franchement désapprouvés. De plus la question de la guerre me semble être traitée un peu trop légèrement, alors que finalement elle aurait pu développer davantage ce passage. Et elle ne peut échapper à certains topoï littéraires. Au final, peu de surprises dans ce roman.

Plongée dans le texte :

« L’amour, ce serait lui faire lire mes livres les plus aimés. »

« Très tôt, elle avait décidé d’aller dans sa vie comme dans un roman. »

« Elle était cet immense désir qui ne pouvait vivre, capable seulement de renverser. »