L’auteur :

Né en 1962 à Nice, il est médecin et écrivain. Ce livre, qui est son quatrième roman, a été vendu à plus de 50 000 exemplaires et traduit en sept langues.

Le livre :

Il relate les six derniers mois de Stefan Zweig et de sa femme, en 1942.

Ce que j’en ai pensé :

Ce livre m’a littéralement bouleversé ! En premier lieu, j’adore cet auteur, il était donc normal que j’aille vers cette biographie romancée. De plus, Zweig est un personnage à lui tout seul et il avait une telle personnalité, une telle profondeur d’esprit mais également un tel désespoir en lui qu’il se prêtait particulièrement bien à ce jeu romanesque.

Ensuite, sa vie est un tableau formidable de la vie culturelle européenne de l’avant-guerre. Mais également de l’Histoire européenne et de la montée du nazisme.

Enfin, ce livre est surtout un relais du cri de cet intellectuel qui souffre de voir son monde disparaître, de voir le monde sombrer dans la folie et d’être totalement incapable de l’empêcher. Au-delà de la souffrance individuelle qu’il ressent à être exilé du seul pays où il peut vivre, dont il manie la langue, ce pays qui refuse de publier ses livres; c’est la souffrance collective d’un peuple entier écarté soudainement de la vie et du droit d’exister.

A lire absolument !

Plongée dans l’oeuvre :

« Son existence reposait sur les étagères de la bibliothèque. Sa vie était entre deux planches »

« Qui pouvait entreprendre un roman en ces temps ? tisser une trame plus forte et dramatique que celle qui s’écrivait ? »

« La nostalgie était l’unique moteur de son écriture. Il n’écrivait qu’au passé. »

« Brosser le portrait d’une époque en train de disparaître. »

« Ce que tes livres traduisent, à travers la folie de tes propres héros, c’est le récit de ton propre anéantissement. »

« Plus jamais le regard posé sur la page d’un livre. Plus jamais les yeux ouverts sur d’autres univers. Et l’étrange et lumineuse intimité avec l’auteur, l’impression d’être aspiré dans un monde. Plus jamais le voyage imaginaire, la distorsion du temps. »