Hier, le 10 août, on fêtait les trente ans de la loi sur le prix unique du livre, à l’initiative du ministre Jack Lang. 30 ans après, elle suscite toujours de vives polémiques, surtout depuis le début de l’année et les réflexions sur le prix du livre numérique.

Un article pour tous ceux qui croient encore que les livres sont moins chers en grande surface … 🙂

Source : L’Express

La Loi Lang : Mise en application dès le 1er janvier 1982, elle oblige les libraires des petites échoppes ou des chaînes nationales à vendre leurs ouvrage au prix fixé par l’éditeur. Auparavant, il ne s’agissait que d’un prix conseillé par l’éditeur, non obligatoire. Les objectifs étaient d’homogénéiser les prix, pour ne pas perdre les lecteurs, mais également d’éviter que les grandes surfaces proposent des réductions de 20%, sabordant les petites librairies qui n’en ont pas les moyens … La loi n’autorise les rabais que de 5% (ça vous dit quelque chose ? :))

En 1985, la Cour de justice des communautés européennes déclare les grands principes de la loi conformes au traité de Rome.

Aujourd’hui, cette loi me semble encore plus qu’indispensable. Une preuve ? En Angleterre, où elle n’a pas été initiée, il n’y a pratiquement plus de librairies indépendantes, plus de choix dans les lieux où acheter vos livres. Dans le comté où j’ai fait mon stage l’été dernier, le Derbyshire, qui compte une ville comme Derby, 200 000 habitants, le seul endroit où trouver des livres était Waterstone qui fait des promotions imbattables comme 1 acheté = 1 offert, etc. Pour ne pas en arriver là en France, sauvons les libraires indépendantes ! (bon okay je radote, je vous renvoie à mon précédent article sur ce sujet … )

Mais actuellement, c’est la question du prix du livre numérique qui pose problème. En effet, les grands groupes de vente de livres sur Internet, Google, Amazon, ont pour l’instant toute liberté pour fixer les prix (souvent cassés).

La loi sur le prix unique du livre numérique en France : définitivement adoptée le 17 mai 2011, elle suscite encore des polémiques, on attend en particulier l’avis de l’Union européenne en octobre qui peut encore déclarer que cette législation n’est pas conforme aux lois sur la libre concurrence.

Affaire à suivre …