ATTENTION CHEF D’OEUVRE !

Je viens de finir ce roman de science-fiction et je ne peux pas attendre plus longtemps avant de vous en parler ! 🙂 Mon empressement doit vous signaler que j’ai juste adoré ce livre ! J’ai été emportée pendant deux jours dans les Caraïbes avec le Capitaine Villon (qui entre dans le palmarès de mes héros préférés), ballotée avec lui sur son navire, le Déchronologue.Et je suis heureuse de dire que pour une fois, c’est de la science-fiction française, qui vaut bien pour moi la saga Fondation d’Asimov ! (non non je suis pas chauvine, juste un peu déprimée parfois devant le déferlement de romans de SF nous venant de nos amis anglo-saxons, tous construits sur le même modèle …). Ici l’auteur innove tellement, on en a le souffle coupé … et l’envie de le relire à peine posé !

L’auteur

Né en Bretagne en 1969, Stéphane Beauverger vit aujourd’hui à Parie et se consacre à son écriture, entre bande dessinée en littérature. Figure montante de l’imaginaire français, son art chirurgical de la construction faite surgir des histoires violentes et singulières. Après le triptyque Chromozone, Le Déchronologue est son quatrième roman.

Le livre (présentation de l’éditeur)

Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d’impitoyables perturbations temporelles. Lorsque des personnages hauts en couleur, au verbe fleuri ou au rugueux parler des îles, croisent objets et intrus venus du futur, un souffle picaresque et original confronte le récit d’aventures maritimes à la science-fiction. De quoi être précipité sur ces rivages lointains où l’Histoire éventrée fait continûment naufrage, où les marins affrontent tous les temps.

Il a reçu le Grand Prix de L’Imaginaire 2010 – Prix Utopiales 2009

Ce que j’en pense

WAHOUHHHHHHH !

« Je me nomme Henri Villon et suis l’unique capitaine de la merveille baptisée Déchronologue » et voilà, une phrase et on est parti ! Alors au début c’est un peu bizarre, on se laisse emporter par la narration, une aventure somme tout classique d’aventure maritime. Et puis, dès le 2e chapitre, on saute quelques années et on retrouve le héros en train d’affronter la flotte d’Alexandre le Grand. Là on tique. On relis le premier chapitre. On relit le paragraphe. Et on se dit, bon d’accord, continuons on verra bien. C’était la dernière possibilité pour nous, pauvre lecteur, de pouvoir reposer ce livre. Ensuite ce n’est plus possible …

Bref un très grand livre d’aventure, un très grand livre de science fiction, mais je ne veux pas vous en révéler trop sur l’intrigue …

Pour ne rien gâcher, une écriture très travaillée, on prend du plaisir à goûter à notre chère langue française, non traduite et non saccagée …

Et enfin, un héros magnifique … un pirate terriblement humain, sensible, à qui on s’attache tout de suite : le forban au grand coeur (un topoï et pourtant … ça marche !)

Seul petit détail qui peut rebuter : la narration n’est pas faite dans l’ordre … on peut passer de 1640 à 1655 puis revenir à 1647. Il suffit de bien s’accrocher, d’avoir une bonne mémoire, et de faire confiance à l’auteur, il sait où il va ..

Bon j’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le lire. Il n’est pas facile d’accès, mais il vaut le coup !

Mort de moi, lisez !