Les bibliothécaires anglais ont donc initié une campagne pour sauver leurs bibliothèques, à travers le site Voices for the Libraries

A partir de là, des affiches ont fleuri partout, et des gens sont descendus dans la rue pour défendre leurs bibliothèques le 5 février.

Des pin’s ont été créés :

Un jour national pour sauver les bibliothèques a été instauré, à travers une centaine d’actions et d’événements :

Et des slogans ont circulé … du plus militant …

… au rappel des choses les plus simples …

A la suite de ces événements, plusieurs comtés ont décidé de revoir leur plan de restriction budgétaire. Certes, il est difficile pour eux de contourner les limites posées par le gouvernement. Dans le Northamptonshire, ce sont les municipalités qui ont décidé de donner de l’argent pour sauver leurs bibliothèques, mais il n’est pas sûr que cela suffise.

Mais les perspectives restent sombres dans la plupart des comtés. Il y a quelques mois, j’ai reçu une lettre de ma tutrice de stage au Derbyshire, qui avait été poussée à prendre sa retraire comme beaucoup d’autres. Or le Derbyshire était l’un des comtés le plus préservé ces dernières années face aux restrictions budgétaires. Pour l’instant, ils ont réussi à ne pas fermer de bibliothèques mais ils ont dû considérablement réduire le personnel, et les heures d’ouverture, ce qui est une régression énorme …

Le point positif ? les auteurs anglais ont compris qu’il fallait défendre les bibliothèques : « Les auteurs qui se sont depuis ralliés à la cause continuent de faire pression sur les divers conseils, notamment Philip Pullman et Sarah Waters qui ont rajouté leurs noms à une lettre ouverte adressée au gouvernement britannique, exigeant un moratoire sur les fermetures. » (ActuaLitté)

Voilà donc de quoi réfléchir, en priant pour que cela ne se passe jamais ainsi en France…