L’auteur

Né en 1965 à Barcelone, Carlos Ruiz Zafon a commencé à écrire des romans très tôt, principalement en castillan. Son quatrième roman, L’Ombre du vent, a été traduit dans de nombreux pays et fait partie des meilleures ventes en 2005. Marina a été écrit en 1999, mais vient juste d’être publié aux Editions Robert Lafont.

Le livre

Le jeune Oscar disparaît une semaine de son pensionnat et personne ne sait où il a pu aller. Il entreprend alors de nous raconter ce qui s’est passé plusieurs mois avant cette date, et les aventures qu’il a vécu aux côtés de Marina, une jeune fille curieuse et pleine de charmes. Celle-ci va l’embarquer un peu malgré lui au cœur d’une terrible énigme qui hante Barcelone depuis plus de trente ans, et de terribles secrets qui n’auraient pas dû être déterrés. Courses poursuites, fantômes et monstres surgissent et se succèdent dans ce roman gothique.

Ce que j’en ai pensé

Il faut déjà savoir que je l’ai lu en espagnol, et je suis loin d’être bilingue, il m’est donc difficile de parler du style de l’auteur, même si ayant lu L’Ombre du Vent, j’avais déjà pu me rendre compte qu’il est assez travaillé. Il maîtrise surtout remarquablement bien des structures narratives complexes, où différentes histoires s’imbriquent les unes dans les autres, au point que le lecteur peut parfois s’y perdre. C’était le cas dans L’Ombre du Vent. Ce le fut un peu moins dans Marina, beaucoup moins complexe, mais néanmoins on y retrouve les mêmes ficelles narratives, ce qui m’a un peu déçue.

Connaissant l’auteur, comme cela m’arrive parfois je n’ai pas regardé la quatrième de couverture. Je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre. L’histoire commence tranquillement, avec la rencontre des deux héros adolescents. Et puis très vite, dès les premiers chapitres, l’auteur installe l’ambiance : une atmosphère gothique, effrayante, au cœur de Barcelone. A un moment, j’ai même hésité à continuer, car je déteste les livres qui font peur un peu gratuitement (surtout ne pas le lire la nuit, toute seule dans son lit …) et ce même si le fait de le lire en langue étrangère limite un peu l’impact des mots et des descriptions. Cependant je m’étais attachée aux héros et je n’aime pas arrêter les livres en cours.

Finalement, c’était un livre d’aventures agréable à lire malgré quelques scènes proprement terrifiantes et une fin vraiment très déprimante … Préparez-vous un livre plus léger pour après, vous en aurez bien besoin …

Néanmoins, je m’attendais à quelque chose de différent, en tout cas de plus différent que L’Ombre du Vent mais apparemment l’auteur n’arrive pas à sortir des mêmes thématiques et des mêmes structures narratives.

Au final, il ne restera pas dans mes annales, c’est certain, mais je reconnais que j’ai passé un bon moment, surtout grâce à l’histoire entre Oscar et Marina qui ramène un peu de légèreté au milieu du tragique qui habite le roman.

Pour le coup, il m’est difficile de vous le conseiller, à moins que vous n’aimiez les livres gothiques …

Incursions dans le livre

« – Vous avez remarqué, Oscar, que nous n’avons pas l’électricité. A vrai dire, nous ne croyons pas trop aux progrès de la science moderne. En fin de compte, quel est le sens d’une science capable d’envoyer un homme sur la lune, mais incapable de mettre un morceau de pain sur la table de chaque être humain?
– Peut-être le problème ne réside-t-il pas dans la science, suggérai-je, mais dans ceux qui décident de son emploi. »

« Nous étions arrivés dans la Barcelone magique, le labyrinthe des esprits, où les rues avaient des noms de légende et où les farfadets du temps marchaient dans notre dos. « 

Avec George, Manu, Mia, Leiloona , Liliba , Olivier