Eh voilà, par la faute d’une bloggeuse, je me suis encore laissée tenter par un nouveau challenge lancé par Mon Jardin de Minuit :

Il se trouve que c’est un genre littéraire qui me plaît énormément par son incitation à réflechir à d’autres mondes, à se poser des questions sur le fonctionnement de notre propre monde.

Sur son blog, elle nous rappelle la définition de dystopie (trouvée sur Wikipédia):

« Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s’oppose à l’utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. La différence entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car après examen, nombre d’utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu’à la forme littéraire et à l’intention de son auteur. »

Pour moi, c’est un genre absolument nécessaire dans la société car il pointe du doigt les dérives possibles de toutes les nations, qu’elles soient démocratiques ou non. J’ai déjà lu de nombreuses œuvres de ce genre, 1984 de Georges Orwell, Le meilleur des mondes de Aldous Huxley et Fahrenheit 451 de Ray Bradbury étant pour moi à la fois les plus classiques et les plus aboutis. Dans ce genre, le monde de départ était le nôtre ou fut le nôtre, et une distorsion s’est produite qui a contribué à modifier l’histoire ou la société. Le principe de la dystopie étant bien sûr non pas de décrire un monde parfait mais un monde problématique, un monde qui pourrait être notre futur. C’était également le cas dans Le Maître du Haut Château de Philippe K. Dick qui réécrit l’histoire en partant du principe que l’Allemagne et le Japon ont gagné la Seconde guerre mondiale et se sont partagés le monde. Ces livres sont pour moi très stimulants intellectuellement car ils poussent à prendre du recul vis-à-vis de la société actuelle et de s’interroger sur son évolution dans l’histoire.

Ce challenge est donc pour moi l’occasion d’approfondir ma connaissance de ce genre, dont je ne me lasse pas (même si je ne pourrais pas lire uniquement ce type d’œuvres …). C’est pour cela que je me suis inscrite en niveau « Dix dystopies » ! tant qu’à faire …

J’ai plusieurs pistes de lecture, qui m’ont plu dans la bibliographie proposée (dont quelques-uns étaient déjà dans ma PAL) :
La machine / E. M. Forster (nouvelle) (1909)

Nous autres / Eugène Zamiatine (1920)

La Kallocaïne / Karin Boye (1940)

– Limbo / Bernard Wolfe (1952)

La planète des singes / Pierre Boulle (1963)

Blade Runner / Philip K. Dick (1968)

La tétralogie noire / John Brunner (1968-1974)

Un bonheur insoutenable / Ira Levin (1970)

Foetus-party / Pierre Pelot (1977)

L’oiseau d’Amérique / Walter Tevis (1980)

Neuromancien / William Gibson (1984)

La servante écarlate / Margaret Atwood (1985)

La zone du dehors / Alain Damasio (1999)

La déclaration / Gemma Malley (trilogie)

Le combat d’hiver / Jean-Claude Mourlevat

Comme vous le voyez j’ai le choix !

A suivre …