Comme promis, je vais revenir sur ça :

Etagère-bibliothèque à Francfort

J’avais trouvé ça original, et surtout au moment où je l’ai vu, j’ai assisté en direct à son utilisation ! Une dame est arrivée tranquillement à vélo, a reposé un livre et très naturellement elle a mis quelques minutes à en choisir un autre. Deux minutes après, j’étais toujours plantée devant cette étonnante bibliothèque, et j’avais vu 3 autres personnes l’utiliser !

Je me suis donc intéressée à ce concept intéressant et voici ce que j’ai découvert :

– Elles sont appelées « Bücherschrank » (« étagère à livres »)

– Elles sont apparues dans les années 90 à Graz en Autriche puis à Hambourg. Par la suite, elles ont fleuri un peu partout en Allemagne (Bonn, Cologne, etc.). Pour voir la liste.

– Parfois elles sont logées dans d’anciennes cabines téléphoniques abandonnées.

– Elles fonctionnent parfaitement : les livres sont peu abîmés, les étagères peu détériorées

– Elles sont installées par les bibliothécaires de la ville et gérées par des bénévoles ensuite

– Elles s’inspirent du concept du Bookcrossing (auquel je participe régulièrement !) qui consiste à abandonner des livres dans la rue, les inscrire sur le site Bookcrossing (ou autre site qui a fleuri, comme le Passe livres à Brest ou encore à Viroflay (78)) pour qu’ils puissent être récupérer par des passants qui les relâcheront à nouveau.

– Leur accès est gratuit, sans abonnement ni carte de lecteur

– On y trouve de tout : de la littérature classique à celle jeunesse, des guides de voyage aux documentaires …

 

C’est un concept très intéressant, mais qui ne peut fonctionner que si les passants et les habitants du quartier jouent le jeu : ce sont eux qui contrôlent le stock; eux qui prennent garde à ne pas abîmer les livres ou les étagères, etc.

Question : cela marcherait-il en France ? J’avoue que c’est tentant car cela fait une présence des livres au cœur même des habitations, sur le lieu de passage des travailleurs. De plus il n’y a pas d’obligations, pas de contrepartie financière. Enfin, cela permet de partager ces lectures, même s’il n’y a pas de retour, c’est toujours agréable de voir que le livre qu’on a déposé est souvent absent des étagères !

Bref un outil qui pourrait être étudié par les bibliothèques françaises qui souffrent actuellement d’un manque de visibilité …