Je viens de retrouver un article que j’avais mis de côté au début de l’année, sur lequel j’étais tombée par hasard dans le journal Direct Matin (en fait un extrait du Courrier international). Intitulé, « Quand la littérature change le monde », il m’a tout de suite interpellée!
Voici de quoi il s’agit :

En 2005, Andrea Hirata publie un roman, Les troupes de l’arc-en-ciel. Originaire du village de Linggang, sur l’île de Belitong (au large de la côté est de Sumatra), il raconte le combat d’un groupe d’enfants pour sauver leur école au milieu du naufrage social et économique de l’île.

Or, le roman s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires ! (sans compter les copies piratées). A la suite de quoi, l’auteur publie la suite, le livre est adapté en film et atteint le record phénoménal de 4,6 millions des spectateurs en Indonésie, et est même sélectionné pour le Festival de Berlin.

Une école est construite comme la réplique exacte du best-seller de Hirata et des milliers de touristes se rendent sur l’île pour voir les lieux du tournage, ce qui provoque des retombées économiques considérables.

Vous allez me dire : et alors, dans quelques mois ce sera fini et ils retomberont dans leur pauvreté ?

Non car pour éviter ça, l’auteur a créé le Festival des troupes de l’arc-en-ciel qui se déroulera chaque année pour valoriser les arts traditionnels locaux. Enfin, l’idée est de faire de Linggang un village littéraire : une maison de la poésie a été construite, ainsi qu’une bibliothèque et un club de lecture !

 

« Qui ose encore prétendre que la littérature ne peut pas changer le monde ? « 

 

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