L’auteur

Née à Okoyama au Japon, Yoko Ogawa publie d’abord de courts romans, des nouvelles et des essais, pour lesquels elle obtient de nombreux prix. Elle est influencée par nombreux écrivains japonais classiques, ainsi que de Murakami, son écrivain préféré, et des auteurs américains comme Paul Auster. Elle rencontre beaucoup de succès au Japon, mais également dans les nombreux autres pays où quelques-unes de ses œuvres ont déjà été traduites. Je vous invite aussi à découvrir La Formule préférée du professeur, un puissant roman autour de l’oubli et de l’amour.

Elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour La Grossesse en 1991, et également 4 prix pour son premier court roman, « La désagrégation du papillon ».

Le livre

Après le décès de son père, alors que sa mère doit s’éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko, douze ans, est reçue pour un an chez son oncle et sa tante, où tout est singulièrement différent de ce qu’elle a connu jusque ici. Mais elle s’attire immédiatement l’amitié de sa cousine asthmatique, Mina, dont elle devient vite inséparable. Au fur et à mesure que se noue leur amitié naturelle, elle comprend les mécanismes de cette famille riche en personnages spéciaux et attachants.

Ce que j’en ai pensé

Ce livre est d’une richesse profonde et apaisante : ce n’est pas un roman d’aventures, d’action, ni philosophique. Simplement il nous offre un morceau de vie d’une famille japonaise dans les années 1970. Une écriture simple, légère et belle. Un brin de rêve et de fantastique. Un peu de littérature; un clin d’œil aux bibliothécaires(en dehors des clichés qui peuplent la littérature française). Le passage de l’enfance à l’adolescence.

Je me suis tout de suite sentie bien en lisant ce livre, qui a un effet apaisant ! J’ai vécu littéralement au Japon pendant quelques jours, ce à quoi on reconnait un maître de l’écriture, celle qui transporte. Une véritable ode à l’enfance et au bonheur, malgré quelques taches sombres inévitable au sein d’une famille.

Les personnages semblent extrêmement crédibles et vivants, attachants même, y compris Pochiko :

  Pochiko

Difficile d’en dire plus sans vous en dévoiler trop … laissez-vous juste porter par la magie de l’écriture.

Incursions

« La seule exception, c’étaient les livres. Même si un livre ouvert était retourné sur la table du solarium, Madame Yoneda ne prenait jamais sur elle de le ranger. De l’autre côté des pages se dissimulait un monde inconnu, et le livre retourné en constituait la porte d’entrée, si bien qu’elle ne pouvait pas le manipuler à tort et à travers. Afin que Mina ne s’égare pas. »

« Ils attendaient patiemment d’être ouverts par quelqu’un. J’en vins à ressentir du respect pour leur persévérance. »

Lettre O !