A la suite de Herisson, j’inaugure cette nouvelle rubrique, très pratique pour parler brièvement des livres dont je n’ai pas eu le temps, ou pas voulu, faire une chronique complète. En octobre, j’ai lu ces trois livres, que je n’ai pas chroniqué pour diverses raisons : La mort à Venise de Thomas Mann, Soldat Peaceful de Michael Morpurgo et Pêcheur d’Islande de Pierre Loti.

La mort à Venise (1912) – Thomas Mann

Cette nouvelle célèbre du grand auteur allemand Thomas Mann (lauréat du Prix Nobel de littérature en 1929) a inspiré un film (de Visconti), un opéra (de Britten) et un ballet. Elle raconte le voyage d’un écrivain munichois à Venise (Thomas Mann a effectué ce voyage d’ailleurs dans l’année précédant la parution de la nouvelle). Ce dernier rencontre une famille polonaise dont la beauté époustouflante du plus jeune garçon le pousse à prolonger son séjour. Bientôt, il doit s’avouer qu’il est complètement tombé amoureux de Tadzio. Et toute la nouvelle reprend le coup de foudre, les émois du vieil écrivain, ses sentiments. J’ai trouvé le thème extrêmement gênant, ce qui m’a peut-être empêché de goûter pleinement au génie de ce grand écrivain. Je n’ai eu qu’une hâte, le terminer, le fermer et l’oublier. Un sentiment troublant face à un livre, que j’ai du mal à expliquer. En revanche c’est pour cela que je ne l’ai pas chroniqué sur le moment … Mais sur le même thème, je préfère encore La confusion des sentiments de Sweig.

***

Soldat Peaceful (2003) – Michael Morpurgo

Dans un autre registre, un roman de littérature jeunesse sur la Première guerre mondiale. Je suis très vite tombée sous le charme de l’histoire de cette petite famille, non exempte de drame. Jusqu’au récit sur la Première guerre mondiale, qui est somme toute assez banale, même si je trouve ça que la fin est injuste puisque les Anglais étaient volontaires pour aller se battre sur le front français … Bref, un bon petit livre, bien écrit, à découvrir.

***

Pêcheur d’Islande – Pierre Loti

Enfin, après l’amour et la guerre, la mort (qui est d’ailleurs aussi très présente dans les deux précédents romans), dans un grand classique que j’avais prévu de lire depuis longtemps. Pour une fois, Pierre Loti sort de ses thèmes exotiques pour raconter la vie des pêcheurs bretons qui partent six mois par an vers l’Islande. Un bout de quotidien, aussi bien du côté des pêcheurs que de celui de leurs femmes, qui les attendent patiemment. Une vie dure, un récit dur. Mais sur un thème assez similaire, j’ai préféré Entre ciel et terre qui nous parle du deuil d’une manière plus touchante. Alors que Pêcheur d’Islande tend vers la mort du pêcheur, Entre ciel et terre commence par ça ! ce qui change toute l’optique de l’histoire, et la rend plus captivante à mon goût …