Juste un petit article rapide car j’ai fait des recherches et j’ai quelques précisions à apporter à mon article sur le livre « Shakespeare and Compagny » de Sylvia Beach. Dans mon article précédent je me demandais pourquoi Sylvia Beach n’avait jamais rouvert sa librairie après la guerre, et ce qu’elle était elle-même devenue.

Connaissez-vous un outil magique qui s’appelle Bibliosésame ? Initié par la Bibliothèque publique d’information (BPi, à Paris). C’est un service gratuit de questions réponses à distance par des bibliothécaires, de différentes bibliothèques en France. On peut poser ses questions sur le site dédié ou sur la page Facebook, ce qui est très pratique aussi ! Ils s’engagent à donner la réponse en moins de 72h, et je peux vous assurer qu’ils sont très efficaces et respectent ce délai ! De la recette de pâte à crêpes à la marque des avions russes pendant la Seconde guerre mondiale (je vous dit ça comme ça …), il n’y a pas de question bête ! De plus, sur leur site, on peut trouver toutes les questions déjà posées archivées depuis 2005 : une bonne source d’informations !

Bref je ne vous raconte pas ça juste pour faire de la publicité aux bibliothécaires, mais bien parce que j’ai utilisé leurs services hier, sur cette question de la vie de Sylvia Beach. Quelques heures après avoir posé ma question sur Facebook, j’ai eu une réponse, qui me donnait une biographie intéressante « Sylvia Beach : une américaine à Paris », dans laquelle je pouvais trouver les informations demandées. Je me suis dit, chouette je vais vite me le procurer. Mais aujourd’hui, donc 24h après, m’arrive une deuxième réponse, avec toutes les informations que je voulais ! et là, moi je dis : CHAPEAU !

En résumé, dans le livre nommé ci-dessus, le bibliothécaire a relevé une citation qui explique en partie les raisons de la non-réouverture de la librairie :

« […] même avec des aides financières, elle n’aurait pu, ni n’aurait voulu, rouvrir : elle était fatiguée et, après des années d’austérité et de travail acharné, à cinquante huit ans, ne se sentait pas le courage de prendre de nouveaux risques. En outre, affirma-t-elle à ses amis, on ne doit jamais faire la même chose deux fois ». 

Concernant sa vie, elle travailla un temps dans un hôpital, elle siégea au conseil d’administration de la Librairie américaine de Paris. Elle continua également d’écrire et de traduire ses travaux sur Joyce, ce qui n’est guère étonnant ! Elle aida aussi préparer une exposition rétrospective intitulée « les années vingt : les écrivains américains à Paris et leurs amis, 1920-1930 ». Enfin, elle reçut un doctorat de lettres honorifique de l’université de Buffalo en 1959 et mourut en 1962 à Paris.

La période entre 1945 et 1962 est très peu traitée dans cet ouvrage, seulement une dizaine de pages, la majorité du livre étant consacré à la période de l’entre-deux-guerres et à sa librairie mythique.

Voilà donc de quoi épancher à la fois votre curiosité et la mienne, ce qui ne m’enlève pas l’envie de me procurer tout de même ce livre et de lire l’aventure de Shakespeare and Company sous un autre angle !

 

Et pour conclure, plus que jamais, je veux être bibliothécaire …