Pour voir quelques images du livre, vous pouvez vous rendre sur le site des Editions Mouck qui m’ont envoyé ce magnifique album grâce à mon partenariat avec Les Agents littéraires, et que je remercie chaleureusement pour cette belle découverte.

L’auteur

Écrivain et traducteur français, il a écrit de nombreux ouvrages savants comme Les Fastes militaires de la France. Histoire de Napoléon-le-Grand, récit des campagnes de la Révolution et de l’Empire de 1792 à 1815 ou Les Industriels, métiers et professions en France. Mais au milieu de tous ces écrits sérieux, il a réécrit l’histoire de la mère Michel, issue d’une comptine populaire apparue dans les années 1820. Les éditions Mouck ont repris cette histoire, avec de nouvelles illustrations.

Le livre

Un pauvre chat de gouttière est recueilli par une vieille comtesse qui le confie à sa gouvernante, madame Michel. Le chat reprend bientôt des forces, il est choyé, dorloté, mais le perfide maître d’hôtel Lustucru est jaloux de l’animal et cherche à le perdre. Il invente de nombreux stratagèmes qui échouent lamentablement, jusqu’au jour où il croit trouver en la personne de Faribole, un gamin de rues, un complice idéal.

Ce que j’en ai pensé

Sur la mère Michel, je ne connaissais que la comptine, sans savoir que l’histoire avait été développée au XIXe siècle. Ce qui est d’autant plus surprenant au vu de la biographie de l’auteur qui n’a écrit que des ouvrages d’érudition ! En cela, Emile de Labédolière s’inscrit dans la tradition de ces auteurs qui écrivent aussi bien pour les adultes que pour la jeunesse (ce qui n’était pas si fréquent au XIXe siècle), tradition au sein de laquelle nous retrouvons Kipling, Barrie, Lewis Caroll, etc.

Pourtant, si l’auteur s’inscrit dans une telle tradition, il me semble qu’il s’affranchit mieux de son siècle que d’autres : c’est une histoire en effet extrêmement moderne, sans lourdeur de style, mais dotée d’une qualité d’écriture qui la rend très agréable et pour le coup, parfaite pour les enfants (et les plus grands puisque mon ami et moi sommes tombés littéralement sous le charme à la fois de l’histoire et des illustrations.)

J’ai enfin, et surtout, été séduite par la grande qualité des illustrations, très rondes, très colorées et très drôles dans cet album grand format, ce qui en fait un très bel objet. J’applaudis en cela l’illustratrice qui a parfaitement réussi à rendre le ton comique de l’histoire tout en rendant les personnages terriblement attachants.

Une très belle découverte, que je conseille à tous les enfants (ou grands enfants) !

Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous retranscrire la comptine ! Apparemment il en existe plusieurs versions, le thème ayant évolué au fil du temps. Pour ma part, je vous propose celle-ci :

C’est la mère Michel qui a perdu son chat
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra (bis)
C’est le Père Lustucru
Qui lui a répondu
Allez la mère Michel vot’ chat n’est pas perdu

Refrain
Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra la la la
Sur l’air du tra déridéra et tra la la

C’est la mère Michel qui lui a demandé :
Mon chat n’est pas perdu vous l’avez donc trouvé (bis)
C’est le Père Lustucru
Qui lui a répondu :
Donnez une récompense, il vous sera rendu
(Refrain)

Et la mère Michel lui dit : c’est décidé
Si vous m’rendez mon chat vous aurez un baiser (bis)
Et le Père Lustucru
Qui n’en a pas voulu
Dit à la mère Michel : vot’ chat il est vendu
(Refrain)