Lors d’une rencontre avec deux célèbres blogueuses, elles m’ont fait remarquer que j’aurais dû parler du mot « lecture » bien plus tôt dans mes mots du dimanche. Par la même occasion, elles m’ont suggéré de définir aussi étymologie, puisque c’est à l’étymologie je m’attaque ici !

Alors voilà :

Le terme est apparu au XIIe siècle, emprunt savant au latin classique etymologia, lui-même emprunté au grec etumologia (parce que faut pas rêver, les Romains n’ont jamais rien inventé … ;)).

Il est formé de etumos, « vrai« , qui se retrouve substantivé dans le sens » l’élément véritable, authentique d’un mot » et de logia, « étude, recherche ». La signification initiale de etumologia est donc « la recherche du vrai sens d’un mot ».

Elle consiste à établir des relations entre un mot donné et d’autres éléments linguistiques. Elle reste très longtemps liée à la rhétorique, et aussi employée en philosophie pour la « vérité d’une chose, incluse dans le mot qui la désigne ». C’est l’idée de Platon, exposée dans le dialogue de Cratyle selon laquelle le mot n’est pas arbitraire, entretenant un fort rapport avec l’idée et la chose. Je suis tout à fait d’accord avec cette idée !

Le terme reste peu fréquent jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Dans le Littré au XIXe siècle, il est défini comme la « doctrine de la filiation des mots au cœur du temps« . A partir des années 1960, intervient un glissement de sens, puisqu’il se dit aussi pour « histoire d’un mot, d’un vocabulaire. »

Et voilà comment on en est arrivé à notre acception du mot « étymologie« , qui est pour moi si essentielle car elle explique les racines et l’évolution d’une langue, indispensables si on veut bien la parler et l’écrire…

Bon dimanche !