« La peste, dont j’ai voulu qu’elle se lise sur plusieurs portées, a cependant comme contenu évident la lutte européenne contre le nazisme. La preuve en est que cet ennemi qui n’est pas nommé, tout le monde l’a reconnu, et dans tous les pays d’Europe. » Albert Camus

Du 25 janvier au 17 mars 2012 au Lucernaire (Paris VIe), Loïc Pichon joue La Peste de Camus et j’y étais vendredi soir !


1h10 sur scène, seul, à nous faire sentir le vent de La Peste souffler sur nous. Sur la scène se dressait la ville d’Oran, durement touchée par l’épidémie et isolée du reste du monde, telle que nous l’a décrit Camus. Sur la scène se dressait Rieux, le médecin qui ne se laisse pas abattre par la maladie et l’expansion inéluctable de celle-ci. Sur la scène se dressait le père Paneloux qui voie le fléau comme une punition de Dieu des impiétés des Oranais, et perd la foi à la mort d’un enfant. Sur la scène se dressait l’égoïsme du journaliste Rambert qui ne se sent pas concerné et devra bien admettre que tous les hommes doivent se soutenir pour faire reculer la barbarie et le mal.

En bref, plus d’une heure de prose magnifique, un choix de passages pertinent et un acteur impressionnant.


[Pour la peine, j’ai acheté l’essai de Michel Onfray, L’ordre libertaire – La vie philosophique d’Albert Camus, qui me permettra de me replonger dans cette philosophie de la vie qui m’avait éblouie et séduite il y a quelques années].

Dans tous les cas, n’hésitez pas, la pièce ne sera bientôt plus à l’affiche !