L’auteur

Auteur bien connu du best-seller mondial qu’a été la saga Twilight, Stéphanie Meyer est une romancière américaine. Son second roman, The Host, a été traduit sous le titre de « Les âmes vagabondes » en France.

Le livre

La Terre a été envahie par des aliens, the souls, qui ne peuvent survivre qu’abrités par des corps hôtes et qui doivent migrer à la mort de ceux-ci. Petit à petit, ils se sont emparés de la majorité des êtres humains, et vivent désormais dans une harmonie complète, loin de la violence des humains. 

Wanderer est une âme qui a déjà plusieurs vies derrière elle, et se retrouve sur Terre, dans le corps d’une jeune fille, Mélanie. Or, mater ce corps et l’âme de Mélanie va se révéler bien plus difficile que prévu.

Mon avis

Non, ce n’est pas un roman schizophrénique. Cependant, le personnage principal n’est pas seul dans sa tête et dans son corps …

Non, ce n’est pas un remake de Mars Attack ! Les aliens sont ici de petits vers brillants qui se logent dans le cerveau de leur corps hôte, au moyen d’une incision à l’arrière du crâne (charmant !)

Non, ce n’est pas une seconde version de Twilight, quoique le trio amoureux des personnages principaux, étrange, ressemble fortement à de jeunes gens d’un autre livre …

Non, Stéphanie Meyer n’a pas vraiment appris à écrire depuis Twilight. Certaines phrases sonnent faux, et sont boiteuses, et je m’en suis aperçu alors que je le lisais en anglais …

Non, ce n’est pas le livre du siècle.

Cependant

– J’avoue que c’est un livre intéressant, si on le lit autour de la thématique suivante : une réflexion sur la nature humaine, sur les faiblesses d’un corps humain.

« This place was truly the highest and the lowest of all worlds – the most beautiful senses, the most exquisite emotions … the most malevolent desires, the darkest deeds. […] Perhaps without the lows, the highs could not be reached. »

– C’est un roman sur l’altérité, sur ce qu’on nomme l’autre, sur ce qui sépare deux races, sur les préjugés qui pèsent entre ces races. Un roman sur la tolérance.

« What if you were stuffed in a human body and let loose on this planet, only to find yourself lost among your own kind ? What if you were such a good … person that you tried to save the life you’d taken, that you almost died trying to get her back to her family ? What if you then found yourself surrounded by violent aliens who hated you and huret you and tried to murder you, over and over again ? What if you just kept doing whatever you could ta save and heal these people despite that ? Wouldn’t you deserve a life, too ? »

– C’est un roman sur l’amour malgré les obstacles évidents, malgré les différences.(Ok, là ça rappelle un peu Twilight, mais c’est mignon quand même !)

« It’s not the face but the expressions on it. It’s not the voice, but what you say. It’s not how you look in that body but the things you do with it. »

– Je ne peux nier que l’histoire est prenante, bien menée (quoique quelques deux cent pages de moins n’auraient pas fait de différence majeure), et que cette idée d’âmes et d’hôtes est pas mal trouvée. (mais j’aurais aimé qu’elle disserte davantage sur ce sujet que sur les émois amoureux d’une adolescente.)

Bref, un livre qui se lisait bien, qui m’a fait travailler mon anglais (ce qui ne fait jamais de mal), et m’a permis de revoir (un peu) mon jugement sur Stéphanie Meyer.

« I’d lived in so many bodies, but never one I loved like this. »

***

3/12