Pour les initiés aux secrets de Babelio, et pour les encore plus initiés au café littéraire de ce site, ce mot du dimanche ne vous étonnera pas …

En effet, c’est le mot qui a été choisi pour le texte du mois de mars, après une lutte acharnée avec « foulard » notamment !

Or, comme en ce moment mon stylo me démange, j’ai décidé de participer à ce club, et d’écrire un texte … Je ne vous dévoilerai pas mon idée, mais en attendant, j’aimerais faire un petit point sur ce mot étrange, ÉCHOLALIE, que je connaissais pas encore la semaine dernière …

Écholalie fait référence à « l’écho », emprunté du latin echo (« son répercuté »), lui-même emprunté au grec êkhô (« bruit », « bruit répercuté »).

Employé au XIIIe siècle avec le sens de « son renvoyé par une surface qui le répercute », il s’utilise ensuite au XVIIe siècle au sens figuré pour une « personne qui répète quelque chose ». Puis, à la fin du XVIIe, le mot prend le sens de « lieu où se produit l’écho », et par métaphore, celui de « reproduction, imitation ». De là vient l’emploi pour « ce qui est répété par quelqu’un » puis au XIXe siècle, dans le domaine du journalisme, pour des « nouvelles » (les échos d’un journal). Enfin, le terme est employé, par extension à l’idée de résonance, de correspondance, avec le sens « d’accueil, de réactions favorables, sympathiques », par exemple : « j’ai eu de bons échos ».

Le terme « écholalie« , quant à lui, est apparu à la fin du XIXe siècle, dérivé de l’allemand. Il est formé grâce au grec lalia, « bavardage, babil ». C’est un terme surtout utilisé en psychiatrie qui désigne la répétition automatique par un locuteur des paroles prononcées par son interlocuteur.

Il y a donc de quoi faire un texte rigolo que, j’espère, vous lirez dans le courant du mois de mars !

Bon dimanche !