Ce mois-ci, 4 coups de cœur, que je n’ai pas encore fini de chroniquer, mais pas de panique !

D’abord un peu de George Sand, avec le premier de ses romans sous ce pseudonyme, Indiana qui m’a promené entre Paris et la Réunion, entre deux hommes et une femme, dans une société où les femmes n’ont pratiquement aucune liberté. Dans la même veine, mais à une autre époque et dans un autre lieu : Le temps de l’innocence d’Edith Wharton, ou les hésitations d’un homme entre devoir et passion, liberté et vie mondaine.

Ensuite, deux romans d’un style très différents :

Voyage au coeur de deux villes, Les villes de la plaine, de Diane Meur (Sabine Wespieser Editeur) : Sir l’orgueilleuse derrière ses remparts, ville de foi et de lois ; et Hénab, moderne et méprisée, refuge des proscrits. Jusqu’à ce qu’un homme remette en cause Sir, par la seule force de sa réflexion, qui devient vite une menace. Un roman très étrange, hors norme mais avec un charme fou.

Et enfin au cœur de la vieille Angleterre avec le majordome Stevens, dernier spécimen et témoin d’un art de vivre mais également des bouleversements de la société entre les deux guerres :  Les Vestiges du jour de Kasuo Ishiguro.

Quelques bons livres aussi :

Le somptueux Sanctuaire du cœur de Duong Thu Huong qui m’a cependant déçue comparée aux précédents, peut-etre par son thème même, une société urbaine corrompue et engoncée encore et toujours dans de multiples traditions.

Changement de décor avec La servante écarlate de Margaret Atwood, lu pour Le Club des Lectrices et qui nous a bien fait parler …

Un peu plus de légéreté ensuite avec l’inimitable Arsène Lupin dans L’agence Barnett and Co de Maurice Leblanc : des nouvelles parfaites, avec l’humour incontournable et des situations croustillantes. Avec la particularité ici qu’Arsène Lupin, ou Jim Barnett, aide la police à résoudre des cas … sans oublier de se servir en passant !

Enfin, encore plus de légéreté dans le monde délirant de Jasper Fforde et le 5e tome des aventures de Thursday Next : Le début de la fin. Un peu frustrée par ce début de fin d’ailleurs … 

De bons livres, mais …

Un peu déçue par Le combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat, un peu comme Le Chagrin du roi mort : une histoire prometteuse, des personnages attachants, et puis finalement, il n’en fait pas grand chose. Un bon moment tout de même, très abordable pour les jeunes adolescents.

Une courte nouvelle ensuite, un peu absurde (au sens littéraire du terme) : Bartleby de Melville, lu en VO. I would prefer not to, ou l’étrangeté et la liberté d’un homme, poussées jusqu’au bout, et contre lesquelles la société ne peut rien.

Enfin, encore des nouvelles, grâce aux Agents littéraires et la petite maison des Editions du littéraire Echos de Palestine. Une sélection des meilleurs textes rédigés en français au cours d’un atelier d’écriture dans différentes universités palestiniennes. Il y a de vraies perles. D’autres m’ont bouleversé au-delà du possible. Une lecture très dure, mais passionnante.

Mon coup de griffe du mois

La duchesse de Bloomsbury Street d’Helen Hanff : la « suite » de 84, Charing Cross Road, chef d’oeuvre de drôlerie et de l’art épistolaire. Ici, elle nous fait juste subir ses peurs lors de son voyage à Londres, et le multiple récit de ses visites … Peu d’intérêt.

Voilà pour ce bilan, un peu plus développé que d’habitude, composé de lectures très riches et variées : un beau mois de mars, avec 12 livres lus.