Qu’y a t-il de commun entre un écrivain anglais du XIXe siècle, et deux auteurs français du XXIe ? et bien ce sont les trois livres dont je n’ai pas parlé en avril …

J’ai nommé : Wilkie Collis, Foenkinos et Régis de sa Moreira !

Publié en 1857 (soit trois ans avant La Dame en blanc), Secret absolu est mon premier roman de Collins, le  grand romancier rival de Dickens, redécouvert par Michel Le Bris et publié chez Phébus.

Difficile de parler de l’intrigue sans en dire trop : en Angleterre, sur la côte de Cornouailles, on découvre une ancienne et honorable famille, mais aussi un secret lourd à porter qui explosera une génération après.

C’est un roman qui se dévore, et qui se lit d’un seul trait, même si l’on se doute plus ou moins du secret dès les 50 premières pages. Un bon roman, servi par une très bonne écriture, mais qui ne m’a finalement pas vraiment transporté… Il est plutôt centré sur des péripéties que sur une véritable psychologie des personnages, et j’avoue que la fin m’a semblé presque mièvre. J’avais envie d’en finir tellement elle m’a paru attendue.

Peut-être qu’à force d’en entendre parler, je m’attendais à plus / mieux ? En tout cas, je ne démissionne pas : j’ai déjà acquis La Dame en blanc, son meilleur roman paraît-il, et j’ai hâte de m’y plonger !

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David Foenkinos étudie les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l’amène au métier de professeur de guitare. Son premier roman est publié en 2002 chez Gallimard. Ses romans sont traduits à l’étranger, dans une quinzaine de langues. Selon Le Figaro, il fait partie des cinq plus gros vendeurs de romans en 2011. La Délicatesse a été publié en 2009 chez Gallimard également, et a reçu plusieurs prix.

D’abord sceptique quant à ce phénomène et à cet auteur autour duquel j’ai entendu autant de positif que de négatif, j’ai eu du mal à me débarrasser de cette première impression.

Surtout que j’ai failli l’arrêter aux premières pages : l’histoire d’amour parfaitement parfaite entre Nathalie et François, puis la mort de ce dernier, point de départ du roman, me semblaient rassembler tous les défauts des romans français contemporains, à peine soutenu d’ailleurs par un style très classique, sans originalité.

Et j’ai maintenu cette opinion pendant toute la première partie du roman : clichés sur clichés, d’Ikea aux ragots d’entreprise, en passant par des personnages palots et caricaturaux. Autant vous le dire tout de suite, la seconde moitié est meilleure puisqu’elle développe la seconde chance de Nathalie avec Markus, un être transparent et banal. Cette évolution de l’histoire a retenu mon intérêt car très anti-conventionnel (mais n’est-ce pas d’ailleurs conventionnel que de l’être ? bref …). Au final un roman dont je ne parlerai pas pendant des heures, néanmoins il y a quelques bons éléments.

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Un homme se pend. Sa femme arrive trop tard et se remémore les moments passés ensemble, tentant d’expliquer cet acte.

J’ai été déçue par ce court roman de l’auteur du Libraire (qui est une perle) ! Si j’y ai bien retrouvé son humour et son écriture efficace et épurée, son art du dialogue, l’histoire ne m’a pas transcendée. Un morceau de vie d’un couple banal, un couple qui finit mal. Le désespoir et la dureté d’une vie. L’histoire d’un amour. Et le noir final.

Rien de plus à en dire.

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