En parcourant Internet hier, j’ai trouvé un article (publié en octobre 2011 dans Le Courrier du Vietnam) sur une nouvelle forme de bibliothèques : des cafés-bibliothèques à Hanoï. Il commençait ainsi : « Lorsque vous entrez dans un café-bibliothèque, le serveur vous propose « deux menus », l’un pour la boisson et l’autre pour le livre. »

Vous imaginez bien comme j’ai été intriguée !


Dans le café Lollybooks, ce sont 800 livres qui sont proposés aux consommateurs, dont beaucoup de livres étrangers (anglais, français, japonais et un grand nombre de magazines et journaux). En particulier, ce café-bibliothèque propose également des livres intéressants et rares acquis à l’étranger par la fondatrice de LollyBooks, Doàn Minh Hang.

Les usagers peuvent également visionner des films, écouter de la musique ou encore de participer à des clubs de langue : comme dans une vraie médiathèque ! Aussi variés que ces usages, les personnes qui les fréquentent proviennent de milieux différents : étudiants, fonctionnaires, retraités, etc.

Ces lieux fleurissent récemment dans la capitale vietnamienne, avec un même avis des consommateurs :  « c’est bien plus sympathique et pratique qu’une bibliothèque traditionnelle ». Leur principe fondateur est que les gens puissent y être comme chez eux, tout en s’enrichissant par une nourriture spirituelle de qualité.

Fait touchant, plusieurs d’entre eux sont en réalité des bibliothèques privées, qui ont été ainsi organisées et mises à disposition pour un public plus large. Pour les propriétaires, c’est d’abord un moyen de partager ses lectures, sans visée mercantiliste.

Enfin je vous laisse découvrir par vous-même l’article, et principalement le beau passage d’un de ses bibliophiles qui conclut :

« Autrefois, j’étais pauvre, et parfois très désespéré en pensant à mon sort. Je me disais pourquoi suis-je si malheureux ?, se rappelle Nguyên Thê Hanh. Mais en lisant mes livres, j’ai comparé mon sort avec ceux de personnages de romans, j’ai réfléchi sur nos existences et j’ai alors compris que j’avais plus de chance que beaucoup d’autres. C’est pourquoi les grandes œuvres littéraires conservent toujours leur valeur par delà le temps… ». Et c’est pourquoi il est si important de les partager.

En tant qu’aspirante-bibliothécaire, je ne peux qu’encourager ce genre d’initiatives, venant consolider l’action des bibliothèques publiques à travers une idée originale qui ne peut que séduire des consommateurs toujours à l’affût de nouveautés, de dynamisme.

Note sur le Vietnam : en 2007, il y avait 700 bibliothèques publiques et 2000 petites bibliothèques de communes, avec un total de 22 millions de livres.