Vous avez dû remarquer que je vous parle régulièrement des bibliothèques sur ce blog (pas autant que je le voudrais) les billets de lecture s’imposant un peu trop parfois. Pourtant, si je lis beaucoup, les bibliothèques ne sont jamais très loin dans mon esprit !

J’ai donc besoin de préciser de nouveau les choses. Quand je parle de bibliothèque, pour moi, j’évoque la bibliothèque publique, celle que vous voyez tous les jours dans vos villes : bibliothèques municipales principalement, de la plus grande à la plus petite; bibliothèque municipale à vocation régionale dans certaines villes; bibliothèques classées dans d’autres. En bref, les établissements dont la mission principale est de favoriser ce que nous appelons « la lecture publique ».

Et c’est bien cette « lecture publique », cette diffusion de la culture à travers la lecture, que je défends lorsque je parle des bibliothèques.

– Parce que la bibliothèque a toujours été pour moi un lieu de rêve, un paradis à portée de mains, par le savoir et les potentialités qu’elle offre.

– Parce qu’elle est devenue, avec le temps, mon lieu préféré, un lieu de vie, où j’aime flâner, regarder les livres, effleurer les rayons, découvrir de nouveaux horizons.

– Parce que la diffusion de la culture est une passion chez moi (d’où ce blog, soit dit en passant.) et qu’il n’y aura jamais assez de médiateurs de la culture en France.

– Parce que rendre les gens plus riches, c’est bien beau, mais sans culture, ils ne sont pas plus heureux.

– Parce que pour moi la lecture, la littérature, la culture sont des symboles d’ouverture d’esprit, de curiosité, d’intelligence; et que la bibliothèque joue un rôle fondamental dans le combat quotidien d’une lutte contre les préjugés, l’obscurantisme et les excès de toutes sortes.

– Parce que la bibliothèque publique a encore et toujours besoin d’être défendue, sa légitimité étant sans cesse mise en cause, principalement depuis l’explosion des nouvelles technologies et de l’Internet.

– Parce qu’heureusement la bibliothèque publique n’est pas qu’un lieu de stockage qui disparaîtra avec le livre numérique, et que ceux qui pensent ainsi ne sont jamais entrés dans des bâtiments tels que la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, la bibliothèque des Champs-Libres de Rennes ou la bibliothèque moderne de Viroflay.

– Parce que la bibliothèque est le seul lieu où l’on a pas besoin de consommer pour rester des heures. Où il fait chaud l’hiver et bien frais l’été (et oui, c’est pas seulement dans les grands magasins !)

– Parce que la bibliothèque est un lieu de rencontres : rencontres entre des livres, des lecteurs, des non-lecteurs, des jeunes, des vieux, des chômeurs, des étudiants, des mères de famille.

Cet article n’est pas un énième récrimination de la part d’une (future bibliothécaire) mais simplement un rappel de ce qu’a été la bibliothèque publique, de ce qu’elle est aujourd’hui, de ce qu’elle n’est plus, et de ses potentialités futures.

Car la bibliothèque a un futur. Tant qu’il y a aura des illettrés, tant qu’il y a aura de la misère, tant qu’il y a aura des enfants qui auront besoin d’apprendre, de rêver, d’imaginer, de progresser. N’allez pas me dire qu’ils vont chercher ce qu’ils veulent sur Internet. Rentrez ne serait-ce qu’un instant dans une bibliothèque et dites-moi ce que vous voyez ? des adultes chargés de livres, des adolescents ayant investi un coin au chaud, des enfants avec des livres par terre, des gens discutant, etc. 

Alors certes, toutes les bibliothèques ne sont pas idéales. Parce que comme dans toutes les professions il y a des personnes aigries, acariâtre, ce n’est pas une raison pour généraliser. Aujourd’hui, il faut des concours pour travailler en bibliothèque, et je suis bien placée pour savoir qu’ils ne sont pas faciles à réussir. Les places sont chères. Mais une nouvelle génération est en train de prendre place, plus motivée, plus au fait des nouvelles technologies et consciente des mutations profondes de la société actuelle.

Alors ici, aujourd’hui, je vous propose de remplacer ces images :

Par celles-ci :

Bibliothèque d’Alfortville

Bibliothèque de Viroflay

Et des bibliothécaires comme vous et moi …