Le livre

Pilar, une jeune femme indépendante, lassée de la vie à l’université et en quête d’un sens à sa vie, voit sa vie se transformer avec la rencontre d’un ami d’enfance qui est devenu un leader spirituel dont la rumeur dit qu’il serait également guérisseur et capable de produire des miracles. Ils partent tous deux pour les Pyrénées à la recherche de la divinité et de leur propre vérité.

Le titre du livre est inspiré du Psaume 137 qui débute par « Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion ».

Ce que j’en ai pensé

Je ne vais pas m’attarder longtemps sur ce court roman. Je connaissais Paulo Coelho pour avoir découvert (comme beaucoup) son fameux Alchimiste durant mes années de collège. J’en avais gardé un souvenir ému – allez savoir pourquoi – et l’idée d’un bon livre.

C’est donc tout à fait naïvement que j’ai ouvert cet autre opus de Coelho, dans le cadre de mon challenge Tour du Monde. Or j’ai fini par le survoler et par terminer ma lecture en diagonale. Il m’est cependant difficile pour une fois d’en faire une critique réellement objectif, puisque c’est le thème lui-même qui ne m’a pas intéressé, et d’autant plus par la manière dont Coelho le traite.

Pour résumer :

Une écriture banale, très simple. Rien de bien poétique ni prenant, mis à part une addition de belles phrases qui invitent à la réflexion. Exemple : « Celui qui est capable de maîtriser son cœur est capable de conquérir le monde. »

– Un récit – d’après moi – un peu boiteux, peu crédible. Traité autrement, il aurait pu être émouvant mais l’auteur a voulu en faire une sorte de traité philosophique, d’art de vivre, dont la lourdeur fait pourtant fuir le lecteur. Le côté trop religieux du roman m’a vite lassé.

Des personnages peu attachants, et surtout trop éloignés de mes préoccupations pour que j’ai envie de m’intéresser à eux. Certes je m’intéresse à ceux qui cherchent à changer, à mener leur vie différemment, mais se tourner vers la religion n’est pas pour moi une solution.

En bref, un roman pseudo-mystique qui manque de profondeur; pseudo-philosophique, tournant autour de la religion sans laisser entendre qu’il peut exister autre chose, le personnage principal semblant détenir la vérité. On s’attend tout du long à ce que Pilar se convertisse, ce qui ne manque pas d’arriver.

Pour conclure, une déception que je m’efforce d’oublier. Cependant, je vais tout de même relire L’Alchimiste, car je n’aime pas être catégorique et classer définitivement les auteurs.

Incursions

« Le destin des montagnes doit être terrible. Elles sont obligées de contempler toujours le même paysage. »

« Les dieux jettent les dés et ne demandent pas si nous avons envie de jouer. »

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BRESIL : 15/80