Durant mes vacances anglaises, j’ai eu l’occasion de fouiller dans la bibliothèque de la famille qui m’accueillait, et c’est avec plaisir que j’ai sorti ce petit roman, que je n’avais jamais lu. Après en avoir parlé autour de moi, de retour en France, je me suis aperçue que peu de gens savaient qu’il s’agissait d’un livre au départ, avant d’être adapté par Disney, avec qui Dodie Smith a travaillé.

Et pourtant, je dois dire que c’est bien dommage de ne pas le connaître, car ce roman est un pur bijou de la littérature jeunesse ! Il y a tout ce qu’il faut : un humour bien british, des animaux intelligents, des aventures, de la tendresse, de l’amitié. En bref, je suis littéralement tombée sous le charme de ce texte. Par la suite, j’ai donc revu l’adaptation en dessin animé, qui est à 80% fidèle !

Laissez-moi vous guider …

« Not long ago, there lived in London a young married couple of Dalmatians dogs named Pongo and Missis Pongo […]. They were lucky enough to own a young married couple of humans named Mr and Mrs Dearly who were a gentle, obedient and unusually intelligent – almost canine in times. They understood quite a number of barks […]. Like many other-much-loved humans, they believed that they owned their dogs instead of realising that their dogs owned them. Pongo and Missis found this touching and amusing and let their pets think it was true. »

Voici comment s’ouvre le livre, posant d’emblée non seulement les principaux personnages, mais aussi et surtout le ton qui sera le sien tout au long de l’histoire, dans un style simple et efficace. Un humour tendre, qui sonne juste et nous fait sourire à chaque ligne. Le récit est ainsi construit du point de vue des deux chiens, qui forment un couple aimant et parfaitement assortis. Lorsqu’on les compare aux méchants de l’histoire, ils sont d’ailleurs plus humains qu’eux …
A noter : Perdita n’est pas la femme de Pongo dans le roman, mais une pauvre chienne, perdue justement, qu’ils vont recueillir, et qui s’est aussi vu enlevé ses chiots.

Du point de vue des personnages, Cruella (De Vil = D’Enfer en français) est plus subtile dans le livre, et on ne la soupçonne que tardivement du vol des chiots. Il est par ailleurs précisé que, dans sa folie des manteaux de fourrures, elle a épousé un marchand de fourrures, pauvre petit homme dominé par sa femme.

Dans le film, il y a également une petite confusion entre les différents chiots, et leur rôle. Lucky par exemple est un chiot très courageux et très débrouillard qui aidera ses parents à les retrouver. Dans le film, aucun chiot ne se démarque vraiment, à part justement Lucky qui est toujours collé devant la télévision (rôle joué par un autre petit chiot dans le livre, et qui sera d’ailleurs à l’origine de mon froncement de sourcils à la fin du livre, mais je ne vous dévoilerai rien de plus !).

En bref, un roman charmant à faire découvrir … aussi bien aux enfants qu’aux adultes !

Petite précision : j’ai lu que Dodie Smith possédait un Dalmatien nommé Pongo et que toute sa vie elle a vécu au milieu de ces chiens. Les détails sont donc tous vrais !

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Prochain classique et étude comparative : Pinocchio, de Carlo Collodi (et quelques-unes de ses adaptations) pour Le Club des Lectrices !

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