Une petite fille de 4 ans débarque en Australie, au début du siècle. Elle est seule, ne se rappelle de rien. Dans sa valise, quelques vêtements et un recueil de contes d’une mystérieuse Eliza Makepeace … Adoptée par de braves gens, ils ne lui révèlent pourtant le mystère de ses origines qu’à sa majorité. Le monde de Nell s’écroule. Et elle va désormais consacrer sa vie à la recherche de son passé : pourquoi a t-elle été abandonnée ? qui sont ses parents ? d’où vient-elle ?  « Elle avait passé trop de temps à s’égarer dans les regrets. Il était temps de répondre aux questions, de savoir qui elle était. »

C’est le début d’une longue et douloureuse quête des origines, qui se prolongera 50 ans plus tard par sa propre petite fille, qui terminera l’enquête et parviendra à se trouver elle-même par cette recherche.

Je ne me rappelle plus pourquoi j’ai commandé ce roman. Je n’ai pris conscience qu’après que l’auteur était australienne et qu’il allait pouvoir s’insérer dans mon challenge Tour du Monde. Mais au-delà de ce challenge littéraire, je suis heureuse d’avoir découvert cette histoire qui m’a plongé dans une frénésie de lecture que je n’avais pas connu depuis longtemps. En bref, j’ai dévoré ce roman de 700 pages en quelques heures.

Un style classique qui tient la route, des personnages attachants, un mystère, une histoire de famille, des contes étranges qui révèlent des secrets. Il n’en faut parfois pas plus pour redécouvrir les délices d’une bonne histoire. Rajoutons un peu de poésie à travers l’existence d’un jardin magnifique et secret, et hop le tour est joué ! « Qu’avait donc ce jardin pour laisser croire à ses visiteurs que sa splendeur ne pouvait être entièrement naturelle, qu’on avait dû conclure un pacte avec le monde surnaturel pour y faire pousser une telle profusion végétale ? »

Sur fond d’Angleterre victorienne, c‘est un cocktail d’aventures familiales, amoureuses, sociales (un brin de Jane Eyre par endroit), et finalement une histoire charmante, haletante et prenante que nous a livré Kate Morton, en nous faisant faire des sauts dans le temps et l’espace (la reconstitution du Londres de 1900 est très réussie !). Difficile d’en dire beaucoup plus sans rien révéler donc j’espère que je vous ai alléché et que vous allez craquer … n’hésitez pas à revenir une fois que vous l’aurez découvert !

Un roman dans la lignée du Treizième Conte de D. Setterfield

*

27/80 : AUSTRALIE !