Depuis le temps qu’on me parlait de cette somme de science fiction / fantasy, j’ai profité de l’été pour m’y attaquer ! Mais il s’est trouvé plus long à lire que prévu, et faisant plus de 700 pages, impossible de le faire voyager avec moi … Voilà pourquoi je viens seulement de le terminer, engloutissant les dernières pages à toute vitesse !

De plus, il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de voir l’adaptation faite par David Lynch en 1984, qui m’avait peu enthousiasmée tant il semblait y avoir de raccourcis, ce qui s’est confirmé à la lecture. Dans mon exemplaire se trouvaient les deux premiers tomes du Cycle de Dune (qui compte 6 tomes en tout, sans compter les œuvres posthumes rédigées par le fils de Frank Herbert) : Dune et Le Messie de Dune.

Nous sommes en l’an 10191 après la création de la Guilde spatiale. L’empereur Shaddam IV exerce son pouvoir féodalsur tout l’univers connu. Une conquête humaine faite grâce à une mystérieuse substance dénommée « Épice » que l’on ne peut trouver que sur la planète Arrakis, dénommée Dune par les autochtones Fremen. Dune est une planète de désert, sur laquelle l’eau est le bien le plus précieux.

Au début de l’histoire, l’Empereur remplace le gouverneur Harkonnen par l’ennemi de cette dynastie : le duc Leto, chef de la dynastie des Atréides. Ce dernier s’installe donc sur Dune, tout en sachant qu’il s’agit d’un complot pour le faire tomber. Il y est accompagné par sa femme aux dons étranges, Jessica, et leur jeune fils Paul qui a reçu une éducation complète de guerrier. Ils doivent bientôt affronter de multiples dangers sur ce monde qu’ils ne connaissent pas :

« Nous sommes venus de Caladan, monde paradisiaque pour notre forme de vie […] Le prix que nous avons payé est celui que les hommes ont toujours payé pour jouir du paradis durant le temps de leur vie : nous sommes devenus fragiles, notre fil s’est émoussé. »

Les événements se succèdent et face à l’adversité se révèle la figure de Paul Atréides, qui semble correspondre à bien des légendes fremens sur un mystérieux messie attendu depuis des siècles et doté de pouvoirs extraordinaires, décuplés par le pouvoir de l’Épice. Dune raconte la conquête du pouvoir par Paul sur Dune. Le Messie raconte sa conquête de l’Univers. « Je suis leur figure de proue. Lorsque l’on a fait de vous une divinité, il n’est plus possible au soi-disant dieu de refuser la divinité. »

Inutile d’aller plus loin dans l’histoire. Je vous avoue qu’après 700 pages, même si j’ai l’impression de connaître parfaitement la planète et d’apprécier le rude peuple Fremen, je ne suis pas totalement emballée par ce roman. Je suis pourtant friande de science-fiction et de fantasy. Au niveau des aventures j’ai été servie. Je ne peux nier également qu’il y a toute une réflexion sur le pouvoir de la pensée, le maîtrise du corps qui était intéressante.

Mais deux choses :

– J’ai trouvé le texte mal écrit / traduit. Des dialogues qui sonnent faux, des phrases qui sont mal tournées; bref un style entier qui m’a empêché d’entrer véritablement dans l’œuvre. La science-fiction reste pourtant de la littérature et le style participe à l’efficacité d’un récit.

– En raison de ce blocage stylistique que j’ai fait dès le début, j’ai eu du mal à apprécier certains passages. L’analyse psychologique est plus que superficielle et les événements se succédant sont peu crédibles, les luttes de pouvoir très manichéennes – même pour un monde de science-fiction – surtout dans Le Messie. Et le personnage de Paul, plus que central, m’a agacé d’un bout à l’autre. Tour à tour guerrier, prophète, messie, héros, sa perfection m’a agacé. De plus, ça aide de lire l’avenir. Je vois pas de quoi s’en glorifier. Humm bref …

Le cycle de Dune s’est imposé comme un grand classique de la science-fiction par la fresque impressionnante que l’auteur déploie, et le monde qu’il crée. Mais je n’ai pas réussi à être subjuguée, contrairement à ce que j’avais ressenti à la lecture de Fondation d’Asimov, un vrai maître de la science-fiction.

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1/12