Envoyées il y a quelque temps, ces nouvelles traînaient sur mon ordinateur, me culpabilisant à distance … Et puis un soir, je me suis dit, « tiens, si j’en lisais une ou deux ». Finalement je les ai toutes lues. Je préviens simplement que j’ai choisi la couverture d’une des nouvelles, puisqu’il n’y avait pas de couverture commune.

J’ai donc passé un bon moment au cours de ces sept nouvelles originales, en particulier la deuxième (Pars vite et ne reviens pas trop tard) et la troisième (Harcèlement). La première (Maneater) est également décapante, et a accroché mon attention. J’ai également bien apprécié l’Eloge à John Wayne, qui m’a bien fait rire malgré la vision désabusée de la nouvelle génération … La petite fille qui n’aimait pas Noël m’a paru plus classique, et Décadences m’a carrément déplu (trop cru). Enfin, une note positive pour Métaphysique des mails, une manière originale de montrer que la philosophie peut amener à la violence …

J’ai globalement été surprise par le style, agréable et maîtrisé, et le ton très humoristique, voire grinçant. Les nouvelles sont remplies de clin d’œil, et c’était un plaisir de les retrouver.

En ce qui concerne les histoires en elle-même, elle dépeint d’une manière acerbe et passe au vitriol certains écrivains contemporains, ce qui m’a fait beaucoup rire (il faut que vous lisiez Pars vite et ne reviens pas trop tard !). En particulier, sur ce thème là, Harcèlement est un petit bijou (et oui, le harcèlement littéraire, ça existe ! :D) Dans Décadences, elle dénonce les non-dits de la bonne société parisienne (un type payé pour animer les conversations lors de dîners et montrer que son patron est le plus intelligent …), et les excès qui peuvent en découler.

En bref, un bon moment passé en compagnie de ces petites nouvelles, et je remercie chaudement l’auteur pour cette découverte !