Cette chronique sera rapide. Pour mon premier Philippe Delerm, je ne vais en effet pas être très bavarde, et faire court, comme l’auteur lui-même dans son recueil de « petites phrases qui en disent long » !

De « Vous n’avez aucun nouveau message » (qui m’a rappelé un certain sketch …) à « J’ai fait 5 ans de piano », en passant par « Je vais relire Proust » (et sur celui-ci, il a vraiment raison, il y a un traumatisme français lié à Proust qui m’étonnera toujours !), Delerm passe au scanner des expressions, exclamations, qui reviennent souvent dans notre société. Lu en moins d’une heure, ces textes ne m’ont pas fait une très grande impression. Certes j’ai souri voire ri à plusieurs reprises, car la manière dont Delerm décortique certaines phrases toutes faites de notre quotidien est volontairement ironique et drôle. Mais pas inoubliable. Le ton est parfois grinçant, critique envers la société, et je me suis fait la réflexion qu’il exagérait sur tel ou tel point. Et puis l’analyse m’a parue quelquefois ridicule, surfait, manquant de subtilité …

Bref, une déception.

Peut-être parce qu’il pointe des défauts d’un milieu auquel je n’appartiens pas toujours, qu’il se réfère à des situations qui n’ont rien de concrètes pour moi …

Peut-être aurait-il mieux valu aussi faire des chapitres un peu plus longs, un peu plus fouillés, et moins nombreux.

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Pour terminer, je tiens à aborder un chapitre en particulier, celui intitulé : « Vous n’aimez pas l’accordéon ? » Mon cœur a fait un bond en lisant le titre, comme à chaque fois que je vois le mot accordéon (allez savoir pourquoi ! ;)). Et je suis à moitié d’accord avec lui ! L’accordéon, ce n’est plus celui du bal musette .. avec l’accordéon, on peut tout jouer et c’est un instrument magnifique. Na. Je tenais à le dire.

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Merci à Olivier pour l’envoi de ce texte !