Je poursuis ma découverte des anciens romans de Ken Follett. Après Le Pays de la Liberté, que j’avais adoré, ce roman se situe également au cœur de l’Angleterre victorienne, à la fin du XIXe. Mais l’auteur quitte les milieux ouvriers pour traiter un univers complètement différent : celui des banquiers.

En 1866, au collège de Windfield, un drame se déroule, et quatre garçons se retrouvent liés par un secret terrible. Vingt ans plus tard, ce secret sera au cœur de toutes les intrigues du milieu de la banque : Hugh, le parent pauvre et pourtant le plus intelligent de la famille; Edward, l’héritier incapable qui est sous la coupe du terrible sud-américain Micky Miranda. D’autres figures les côtoient et participent de cette vaste fresque où se déroule mariages arrangés, faillites, complots et meurtres. Une lutte de pouvoir sans merci, et des jeux de manipulation qui laissent peu de chance de survie aux faibles. Et pour ne rien enlever à la chose, une belle histoire d’amour impossible …

Ken Follett a un véritable don pour les romans historiques, et pour mettre des scène des histoires complexes et bien menées. Cependant je n’ai vraiment réussi à apprécier celui-ci : le monde de la banque est beaucoup trop présent et toutes les spéculations m’ont profondément ennuyée. Ensuite tout est un peu « trop », et les personnages ne sont pas assez nuancés : il y a les méchants, les faibles, les gentils …

Bref, un roman sympathique, une histoire bien menée, mais loin d’être un coup de cœur.

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Lettre F !