C’est le titre qui m’a poussé à prendre ce roman lors d’une vente de livres de bibliothèque … J’avais envie d’un livre que je pourrais lire sans a priori, vu que personne n’en a entendu parler. Et l’histoire m’a intriguée …

Lycéen solitaire, Marc vit dans une famille étrange, et silencieuse. Le père est au cœur de toutes les tensions, à travers une transformation progressive et mystérieuse en un animal imaginaire, l’encoubert : « c’est mon père, cet animal chez moi, ces écailles ».Ce texte ajoute du fantastique à des thèmes très classiques : l’incompréhension dans une famille, la rébellion, l’incapacité de communiquer. La transformation du père, si elle rappelle fortement La Métamorphose de Kafka, est symboliquement très forte. Tout comme les « clans » qui se créent dans le cercle familial opposant les parents, qui se soutiennent et se protègent, aux enfants qui soit se rebellent, soit s’écroulent face à la situation anormale qui se déroule.

Tout au long du roman, une tension insidieuse se glisse au creux des pages, accumulant les non-dits, les secrets. La violence que se fait Marc pour sauver son père, tenter d’établir une communication avec lui, une dernière fois, fait mal au cœur car on la sait sans espoir.

Au final, un roman qui sort de l’ordinaire, et qui m’a plu par son originalité.

L’encoubert selon Buffon

 

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Lettre H !