trois ombres

Trois ombres dans la ville. Trois ombres dans la nuit. Trois ombres au soleil.

« Je ne vivais plus, j’avais, inconsciemment, pris mes quartiers dans la salle d’attente de la mort, guettant patiemment le soir où l’on m’invitera à quitter la pièce. J’étais désormais une ombre que le soleil ne venait plus éclairer. »

Un pauvre gars, une vieille déconnectée du monde et une prostituée. Une rencontre inattendue dans ce roman insolite, au cœur d’une ville violente, sombre et qui engendre solitude et frustrations. L’auteur nous y dépeint trois morceaux de vie, trois destins plus ou moins tragiques, qui vont permettre à l’un d’entre eux de s’en sortir et de retrouver le goût de la vie.

« Je préfère la folie des passions à la sagesse d’indifférence », nous dit Anatole France en exergue de ce roman. C’est tout ce que John Henry défend dans son texte : montrer que malgré l’âge, malgré la fatalité, malgré la morosité, les passions sont toujours possibles. « Lui » se lance dans la formation de personnes âgées à l’informatique, ce qui va le reconnecter au monde; « Elle » bouleverse ses habitudes de ces trente dernières années et se laisse aller à ses goûts véritables. Au delà de l’anonymat de la ville, de l’indifférence de tous envers tous, ils vont trouver l’amitié : « L’union faisait la force. Nous l’avions tous oublié. Ou plutôt non, nous ne savions plus ce que cela signifiait, enfermés dans nos solitudes désespérées et désespérantes. »

En bref un petit roman sympathique, qui touche des thèmes intéressants, traités avec un ton souvent juste. Cependant, j’ai décroché à plusieurs reprises, notamment lorsque le personnage principal semble avoir des hallucinations qui me semblaient détoner par rapport au reste du texte.

Un premier texte cependant prometteur ..