page blanche

La Page Blanche est l’histoire banale et extraordinaire d’Eloïse qui se réveille un jour sur un banc, avec un blanc total pour toute mémoire. Elle ne sait pas ce qu’elle fait là, ni qui elle est, où elle habite. Par petits chapitres courts, très colorés, Boulet et Pénélope Bagieu retracent sa quête d’identité, sa « remise en question » et son combat pour déchirer la page blanche qui occulte toute sa vie passée.

« Je pleurais … Je venais chercher quelque chose ? … Rencontrer quelqu’un ? … Pourquoi hier ? Je suis QUI, moi ? »

Les hypothèses et scénario se succèdent, souvent tout droit sorti d’une imagination ultra-développée, nourrie par une culture faite d’agents secrets et de super-héros.

Jusqu’à ce qu’elle accepte son aventure étrange, médicalement inexplicable et qu’elle décide de reprendre sa vie, avec un angle différent. Car ce qu’elle découvre de son passé lui fait prendre conscience que son « ancien moi » essayait désespérement d’être quelqu’un, mais que sa disparition n’aurait fait pleurer personne …

« Plus elle cherchait à se forger une identité, plus elle devenait … TOUT LE MONDE. Et puis un jour, elle est devenue PERSONNE ».

Cette histoire, au-delà du récit, touche à ce qui fonde notre identité, nos goûts. Elle met en cause nos vies souvent trop subies, sans originalité, sans goût. Qui n’a jamais rêvé d’appuyer sur reset et de tout recommencer ? De se donner une seconde chance ?

Avec humour et sensibilité, les deux auteurs nous offre donc une bande-dessinée de qualité, à la limite du roman graphique. Une belle découverte.

BD mercredi