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Ce premier tome regroupe deux aventures du monde fantastique qu’a créé le grand et prolifique auteur de fantasy Jack Vance : Un monde magique, qui en pose les bases; et Cugel l’Astucieux, le personnage principal et anti-héros de la deuxième partie de cette intégrale.

« La terre, murmura Pandelume. Un lieu crépusculaire, plus vieux que toute connaissance. Jadis c’était un vaste monde de montagnes embrumées et de rivières étincelantes, et le soleil une boule blanche flamboyante. Des millénaires de pluie et de vent ont battu et émoussé le granit, et le soleil est faible et rouge. Les continents se sont engloutis, d’autres ont émergés. Un million de cités ont érigé des tours, sont tombées en poussière. A la place des anciens peuples vivent quelques milliers d’âmes singulières. Il y a du mal sur Terre, du mal distillé par le temps…La terre se meurt et vit son crépuscule … »

Ce fut un moment de lecture agréable : les premiers récits forment une cosmogonie intéressante, dans un monde où la Terre a été épuisée, où les animaux et tout ce qui vit est mourant … Magie et sorcellerie ont remplacé la science et les anciennes valeurs. On suit des héros de tout horizon, qui tentent de garder une parcelle de vie dans ce monde. Mais un manque de poésie, de passion ont nui à ma lecture …

« Cugel était un homme aux talents multiples, avec un caractère à la fois maniable et obstiné. Il avait la jambe longue, la main adroite, le doigt léger, la langue subtile. Ses cheveux, pareils à une fourrure du plus beau noir, étaient plantés bas sur son front, rejetés bien en arrière, juste au-dessus des sourcils. Ses yeux au regard perçant, son long nez fouineur et sa bouche amusante donnaient à sa figure quelque peu inclinée et osseuse une expression de vivacité, de candeur et de bonhomie.
Il avait connu bien des vicissitudes qui lui avaient enseigné la souplesse, une discrétion avisée, une maîtrise composée à la fois de bravade et de dissimulation. »

Les aventures de Cugel l’Astucieux étaient plus drôles quoique désespérées car ce pauvre anti-héros n’a a priori que peu de talents, et son astuce, qui lui a donné son surnom, ne semble souvent être qu’un effort de dernière minute qui, avec une pointe de chance, a réussi … Cependant, je commençais à m’en lasser vers la fin, tant les intrigues ont tendance à se ressembler.

Bon roman de fantasy ? je dirais « classique » … l’humour y est pourtant très présent, mais un humour bien différent de Pratchett, et qui m’a fait beaucoup moins rire …

Bref une lecture agréable, mais au final qui ne va pas me laisser beaucoup de souvenirs …

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Babelio ABC

Lettre V !