millenium

Et voilà ça y est ! j’ai enfin lu le premier tome de Millenium ! Harcelée par deux de mes meilleures amies (l’une a fini par me l’offrir), j’ai pris mon courage à deux mains et me suis attaquée à la série qui a connu un succès immense depuis sa publication en 2005. La trilogie a en effet comptabilisé plus de 26 millions de vente.

Pour moi, ce n’était pas gagné d’avance. Je l’ai commencé avec réticence car je n’aime pas le genre du roman policier / roman noir. Je suis trop sensible et assez impressionnable donc je m’en passe très bien ..

On m’a cependant assuré que Millenium allait me plaire, etc etc. Bien. Alors je le commence le mardi matin dans le RER. Je le lis tranquille, j’accroche bien. Mardi passe. Mercredi, je rentre plus tôt d’une formation et comme je le fais parfois, je continue ma lecture en marchant (non non ne vous inquiétez pas, il ne va rien m’arriver). Incapable de décrocher, je me laisse 30 minutes le temps de boire un thé, en continuant ma lecture. Il était 18h. Finalement, je repose le bouquin à 21H30. Terminé.

C’est un véritable page-turner comme on appelle ces romans qui sont à la limite de l’addiction, tant une page appelle la suivante, tant l’histoire est prenante. Effectivement, j’ai été impressionnée par l’ampleur de ce roman assez complexe, mêlant crimes et arnaques financières, avec au centre un journaliste et une jeune femme sous tutelle et assez … spéciale !

Au départ, j’ai été très agréablement surprise. J’ai apprécié la manière dont Stieg Larsson dévoile son personnage à travers le procès au début, et ce que ce dernier va induire par la suite. Il a le mérite de mener deux enquêtes parallèles. Le monde du journalisme suédois est extrêmement intéressant, monde que connaissait apparemment bien Stieg Larsson, alors que le journal Millenium est inspiré d’Expo, un journal suédois.

Bref il nous mène admirablement bien au bout de ce texte, en y additionnant une enquête type « cold case » où les circonstances s’enchaînent et nous surprennent d’un bout à l’autre.

Cependant … et bien cependant je ne lirai pas les tomes suivants, et cela pour plusieurs raisons :

1) Le roman se termine, l’enquête est close. Même si on sent que les relations entre les personnages ne sont pas terminées, je ne reste pas sur ma faim et je peux sereinement continuer à vivre sans connaître la suite.

2) Malgré ce qu’on a pu me dire, c’est bien un roman noir. Le cas et les crimes m’ont écœuré, j’ai trouvé que c’était vraiment « trop ». Trop de sang, de viols, de meurtres horribles. C’est dommage car cela aurait pu être un thriller plus psychologique, sans aller jusque là … Bref c’est bien ce genre que je n’aime pas.

Deux raisons qui me suffisent pour ma part, je sais qu’apparemment je ne relirai pas Stieg Larsson. Néanmoins je suis heureuse de l’avoir découvert. Et surtout j’ai compris pourquoi le succès avait été au rendez-vous : le polar est un genre qui marche extrêmement bien, celui-ci est très bien mené, intelligent et bien écrit. Cela suffit ..