automne

C’est grâce à Price Minister que j’ai eu la chance de recevoir ce beau roman graphique … dans le cadre du festival d’Angoulême, le site proposait aux blogueurs une opération de critique de masse : un envoi, une critique. Moi qui ne m’y connaît pas beaucoup en BD contemporaine, j’ai sauté sur l’occasion …

J’ai pu ainsi passer une vingtaine de minutes délicieuses en compagnie de cet OLNI artistique et littéraire : deux histoires, en quelques pages seulement. Quelques pages dans les teintes bleues et rouges, tout en sobriété et en douceur.

Quelques pages qui nous font sentir le changement des saisons et son importance pour le petit monde animal : un moineau, un pigeon, un écureuil. Et au milieu, des humains qui vaquent tranquillement à leurs occupations, à l’aube ou au crépuscule entre le garçon de cuisine en maison de retraite et le petit livreur de journaux du soir. Deux âges, deux boulots, deux sensibilités différentes.

Avec une grande économie des mots, et à travers ses deux « histoires d’arrière-saison », Jon McNaught nous fait partager sa vision de l’automne, où le monde entre dans un silence ouaté, prêt pour l’hiver et le froid. Ici la douceur règne encore, mais les arbres se dénudent, les animaux font des réserves. Seuls les humains semblent ne rien changer à leurs habitudes, si ce n’est ressentir une sorte de nostalgie, de deuil de l’été.

Bref inutile de vous dire que cet album m’a fait beaucoup de bien, une vraie touche de tranquillité, tout est dans le ressenti, dans la douceur. Une œuvre contemplative, douce-amère, à l’équilibre parfait. Et c’est une réussite.

Ma note : 17/20

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