nouvelles orientales

Ces nouvelles orientales sont parues en 1938 (et une rajoutée en 1978), au nombre de dix : 4 d’entre elles sont des retranscriptions plus ou moins libres de fables ou de légendes authentiques. Mythes hindous, contes chinois, ballades balkaniques du Moyen-Age côtoient ainsi des faits divers, des superstitions de la Grèce et même une fantaisie de l’auteur (Notre-Dame-des Hirondelles). Elles ont d’abord été publiées séparément puis regroupées en un recueil.

A la limite du fantastique ou du merveilleux, ces contes d’amour et de mort m’ont tous touché différemment, en particulier :

–                    Le Lait de la mort (où une jeune mère est emmurée vivante mais parvient à nourrir son nourrisson jusqu’au bout, par un miracle maternel spectaculaire, et « dont le souvenir ne tient debout que dans les contes »)

–                    L’apologue chinois Comment Wang-Fô fut sauvé (alors qu’il avait été condamné par l’Empereur qui lui reproche de l’avoir trompé par ses tableaux : le monde qu’il a ensuite découvert n’était pas aussi beau … – « Wang Fô et son disciple Ling disparurent à jamais sur cette mer de jade bleu que Wang-Fô venait d’inventer. » )

–                    Le Dernier Amour du prince Genghi (terrible histoire d’un amour non rendu, qui a été la cause d’une dévotion amoureuse magnifique et terrifiante mais se heurte au temps qui passe..).

Courts mais intenses, les textes de Marguerite Yourcenar font pleurer, sourire et réfléchir tant elle se les ai réappropriés. Il faudrait pourtant les lire et les relire encore et encore pour en saisir toutes la profondeur et la symbolique …

Deuxième œuvre de Marguerite Yourcenar que je lis, après Les Mémoires d’Hadrien. Un auteur complexe, cultivé mais dont l’œuvre très riche vaut le détour.

Babelio ABC

Lettre Y !