ferrailleurs

Nailer est une jeune garçon pas très grand, maigre. Et ça tombe bien car il fait ainsi partie de l’équipe des légers qui récoltent du cuivre sur des cadavres de bateaux échoués sur la plage où il habite. (cf. photos) Mais le rêve de Nailer est de fuir cette vie où il est battu par son père et exploité par des commerçants véreux, et de rejoindre un clipper, bateau hypermoderne qui file sur les eaux de ce monde submergé, et qu’il voit passer au loin … Après une tempête énorme, Nailer et Pima, une amie, s’aventurent de l’autre côté de leur plage pour rechercher de la nourriture. Ils découvrent alors un clipper échoué, et à l’intérieur, une jeune fille blessée … et richissime … Nailer va t-il la sauver envers et contre tout ?

Nous voici plongé au cœur d’un monde apocalyptique où les terres émergés sont peu nombreuses, et où les hommes ont dû trouver de nouvelles énergies et de nouveaux moyens de locomotion. Un monde extrêmement dur pour ceux qui n’ont sans ressources et doivent donner leur corps pour survivre … Un monde où l’argent remplace la moralité. La chance y occupe une place centrale : la chance d’être né au bon endroit, la chance de survivre aux tempêtes, la chance de tomber sur un « Lucky strike », une découverte qui vous rendra riche …« On embrasse l’œil de la chance et on espère que ça se passera bien, mais on est tous autant dans la merde ».

Mais ce roman est, au-delà de son contexte science-fiction, un formidable roman d’aventure maritime qui tient en haleine du début à la fin ! On s’attache énormément à Nailer qui veut sortir de son enfer quotidien, et qui se tient à des valeurs …

Bref, un texte à découvrir, pour les grands ados et les adultes !

A noter : la suite, Les Cités englouties, vient de paraître aux éditions du Diable Vauvert !