fifi

Fifi est une petite fille presque comme les autres : elle a 9 ans, des taches de rousseur, deux nattes, une force prodigieuse et … une imagination débordante ! Après avoir perdu ses parents, elle s’installe celle dans sa grande maison et vit sa vie à sa manière … Chaque jour, elle entraîne ses petits voisins dans des aventures trépidantes : monter à cheval, grimper dans un arbre creux, etc. Sans avoir peur de rien, elle prend la vie comme elle vient, sans s’inquiéter …

Quelle leçon de vie que cette petite héroïne que je connaissais de nom sans jamais avoir rien lu de ses aventures, ni vu aucune adaptation qui en fut tiré. A partir de 1945, en quelques histoires bien écrites, bien menées, pleines d’humour et de malice, Astrid Lindgren nous emporte à la suite de Fifi Brindacier, qui est un modèle pour certaines choses – elle se prend en charge toute seule, cuisine des fournées de gâteaux – et moins pour d’autres – garder un cheval dans sa véranda, laver sa cuisine en patins à roulettes – quoique souvent ses idées sont tellement drôles qu’on en oublie l’absurde ! Car Lindgren jongle habilement entre réalité et fantaisie, promenant ses petits personnages au gré des humeurs de son héroïne, que rien ne semble pouvoir arrêter. Et nous, rien ne peut arrêter notre rire …

Au passage, elle fait exploser les stéréotypes à la fois des romans pour la jeunesse qui devait proposer des personnages sages et dans les normes, et les stéréotypes des petites filles qui peuvent avoir plus de cran et de muscles que les garçons …

Un petit roman à conseiller à tous les enfants (petits et grands !)