fourmis

Haïtienne par sa mère et montréalaise de cœur, Marie-Claudine suit son compagnon Arnaud qui souhaite retourner vivre en Guadeloupe, où il a grandit. La jeune femme découvre un nouveau monde, qui lui fait cruellement sentir la perte d’une vie québécoise riche en rencontres et en action. Ici, elle est en attente de son permis de séjour et regarde passer le temps. En parallèle, Arnaud devient de moins en moins présent … Accepter ce nouveau pays passera peut-être par s’accepter soi-même d’abord …

Le roman entier – court par ailleurs – est mené sur une tonalité blues : mais est-ce vraiment un roman ? L’ensemble est plutôt présenté comme un journal intime qui reprend une journée de Marie-Claudine, faite de flash-back cependant, ce qui résout le problème de la temporalité. Une chronique douce amère sur le retour au pays, l’exil, l’éloignement et surtout le choc des cultures, non attendu. Tout cela mené par un style simple, fluide.

« Pour moi, les fourmis sont à l’image des gens d’ici. Marie-Claudine, nous vivons dans un monde où il n’y a de place que pour Les fourmis rouges. Et je suis sûr que si les autres le pouvaient, elles les imiteraient en tous points, quitte à se montrer plus cruelles parfois que les autres espèces. ».

Un texte sympathique mais sans plus, qui ne m’a fait ressentir aucune émotion, à part une petite pointe de curiosité sur la vie des guadeloupéens, qui se rapproche finalement assez des métropolitains. Tout est survolé sans vraiment de profondeur et le lecteur finit par être frustré. Peu d’originalité et de surprise donc, une déception.

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