riel

Cela fait un moment que j’ai envie de découvrir les racontars arctiques de Jørn Riel, publiés par les éditions Gaïa ! Lorsque j’ai vu que Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle en avaient adapté une partie en bande-dessinée, j’ai sauté sur l’occasion ! Après avoir adapté la trilogie Le garçon qui voulait devenir un être humain, les éditions Sarbacane récidive en effet en nous offrant 100 pages illustrées de l’œuvre délirante de Riel, baroudeur qui a vécu auprès des trappeurs au Groenland pendant des années.

En quelques petits épisodes, Jørn Riel nous plonge au cœur du Groenland, au début du XXe siècle : le froid, la glace, et les trappeurs confinés dans des comptoirs pendant des mois. De quoi devenir fou … et il y a un peu de ça dans le caractère de ces personnages solitaires, à la limite de l’excentricité, auquel le manque de compagnie, de femmes par-dessus tout, peut tout faire basculer ! Nous découvrons donc les barbus Siverts, Fjordur, Losen, Mads Madsen, Lodvig et d’autres qui nous font rire et pleurer par leurs aventures … extraordinaires !

« Ouvrir ce livre est comme ouvrir la porte du monde arctique tel que je l’ai connu il y a tant d’années. Les trappeurs de ces dessins sont exactement comme je les ai découverts jadis […] Les peuples trappeurs du nord-est du Groenland sont ressuscités. » a dit Jørn Riel en découvrant les dessins des deux illustrateurs choisis pour adapter son œuvre. Avec des graphismes en noir et blanc, presque ronds ce qui donne un air sympathique aux personnages, c’est effectivement une très belle bande-dessinée qui a su me séduire.

Avec La balle perdue, Un petit détour et Ce qu’il advint d’Emma par la suite, on a ainsi un bon aperçu de ce que sont les racontars arctiques, aventures délirantes teintées de surnaturel.

De quoi passer de longues soirées d’hiver en s’amusant, bien au chaud chez soi …

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BD mercredi