Il y a quelques temps, j’ai parlé du premier roman de Jean-Paul Didierlaurent (ne pas oublier un de ses 4 prénoms !:)), Le liseur du 06h27, qui m’avait emballé pour son optimiste et sa légèreté. Grâce à Cultura, j’ai eu la chance de pouvoir le rencontrer, dans le dernier magasin ouvert à La Défense.

cultura

Cultura est un magasin intéressant parce qu’il se veut défenseur de la littérature avant tout : j’ai pu rencontrer le directeur du premier Cultura français à Bordeaux ainsi que le chargé du fonds Littérature pour tous les Cultura, et j’ai pu apprécier leur enthousiasme et leur passion pour la littérature. Ce sont eux qui sont à l’origine des « Talents à découvrir », une opération visant à mettre en valeur – après sélection par un jury trié sur le volet et composé de libraires, de blogueurs et de lecteurs – plusieurs romans de la rentrée littéraire, pendant 1 an. De quoi lutter contre le turn-over délirant de l’édition aujourd’hui.

Jean-Paul Didierlaurent aurait pu être un de ces auteurs, mais il a montré, en un mois seulement, qu’il pouvait se débrouiller seul : publié par les éditions du Diable vauvert, Le Liseur du 06h27 fait le buzz depuis sa sortie, que ce soit en librairie ou sur la blogosphère. Et avant même sa sortie en France, ses droits étaient achetés dans plus de 10 pays. Lorsque j’en ai entendu parler, je me suis immédiatement méfiée de cet engouement médiatique, pas toujours mérité. Mais après l’avoir lu, mes a priori sont retombés. Et après avoir rencontré l’auteur, d’autant plus !

Certes ce n’est pas un chef d’oeuvre qui traversera les siècles, mais je suis contente que ce soit un roman de qualité qui, pour une fois, représentera la culture française à l’étranger. Je ne vais pas refaire ma chronique ici, mais je peux y rajouter quelques éléments que j’ai appris lors de la rencontre, animée par le journaliste David Abiker.

J’ai ainsi appris :

– Que Jean-Paul Didierlaurent ne tient pas une chaire de littérature à Harvard.

– Qu’il a déjà écrit beaucoup de nouvelles, d’où l’influence de ce genre sur son roman, qui se construit comme autant de petits entités avec Guylain, le personnage principal, comme pivot central.

– Qu’il a écrit son texte lors de deux résidences d’auteur financées par Au Diable vauvert qui a cru à son potentiel dès le début.

– Qu’il a dû couper près de 100 pages parce que pour un nouvelliste, écrire un roman est un challenge et qu’il a voulu faire du zèle ! 🙂

– Qu’il a voulu montrer qu’on peut se maintenir en vie par la littérature

– Que lui-même n’est pas un très grand lecteur, mais que les livres occupent une place importante dans sa vie, ne serait-ce que parce qu’il y en avait très peu dans son enfance …

– Que le roman devait au départ s’appeler « Les peaux vives » mais que son éditeur lui a conseillé d’en changer (et il me semble qu’il a eu raison car le titre est aguicheur …)

– Que son livre favori est L’étourdissement de Joël Egloff, et qu’aucun des lecteurs, libraires et journalistes présents ne le connaissaient !

 

cultura book party

Une conversation passionnante donc, entre l’auteur, le journaliste et les blogueuses George, Uty, Marie, Camille, Claire, Lulumae et Emily. Un petit comité très sympathique, qui a créé une ambiance chaleureuse.

les blogueuses !

Enfin, j’ai eu le plaisir de repartir avec le livre dédicacé, et la toute dernière PocketBook Touch Lux, qui était justement celle que je voulais m’acheter, après avoir testé plusieurs modèles ! Je vous en parle bientôt !

moi

Je ne peux donc que remercier Jean-Paul Didierlaurent, David Abiker et Cultura pour cette soirée passionnante et riche en surprises !