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Et voilà, on est déjà début septembre … et j’ai enfin réussi (sans m’attacher à mon fauteuil !) à me poser devant mon clavier plus de 5 minutes, et à reprendre ainsi les rênes de ce petit blog que j’ai délaissé durant presque deux mois !
Deux mois de pause pendant lesquels je suis passée de la mer à la montagne, m’emplissant les poumons d’air frais (et peu humide !) et les oreilles de silence.
Deux mois de pause pendant lesquels j’ai participé au congrès international des bibliothécaires à Lyon, ville que j’ai ralliée à vélo avec une centaine de bibliothécaires du monde entier. Nous étions en effet 95 au départ de Montpellier et, pratiquement sans heurts, nous sommes arrivés à Lyon 8 jours plus tard, un peu moins frais mais ravis de notre périple. Durant celui-ci nous avons discuté bibliothèques, livres et tout ce qui nous passionne au jour le jour.

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Une expérience incroyable qui a fait que le retour à Paris fut d’autant plus dur …

Mais rassurez-vous, ce furent aussi deux mois pendant lesquels j’ai lu, quoique un peu moins que prévu, pour cause d’endormissement inopiné après des journées bien remplies !
Ces lectures furent apaisées, sereines, moments de pleine concentration, de rêverie, dans des endroits incroyables : au bord de l’eau, au milieu des montagnes, ou simplement au bord d’une route au cours d’une pause …
Beaucoup furent de belles découvertes.

Avant de partir, j’ai d’abord dû clôturer ma participation au Prix des Lecteurs du Livre de Poche, dont le grand gagnant sera annoncé à la fin de cette semaine :
comme tout au long de cette sélection, qui fut extrêmement riche, les derniers romans que j’ai dévorés furent passionnants. J’ai ainsi voyagé de la Corée du Nord (Nouilles froides à Pyong-Yang de J-L Coatelem), à l’Afrique du Sud (La Route du Cap de Jennifer McVeigh) en passant par la violente Amérique de Bonnie Jo Campbell (Il était une rivière) et de Louise Erdrich (Le Jeu des ombres) et par la plus tranquille Marne de Jean-Paul Kauffmann (Remonter la Marne)
En quelques soirs, j’ai également englouti La Cloche de détresse de Sylvia Plath, où nous sommes témoin de son autobiographique dépression et des défauts de l’époque qui prenaient les dépressifs pour des fous et les soignaient comme tels …
Dans le genre sombre, j’ai aussi découvert l’étrange île de Moloka‘i où nous exile Alan Brennert, avec les milliers de lépreux qui y ont été parqués. Avec talent il décrit le destin de l’un d’entre eux, sur des décennies.
Sautant sans vergogne d’un siècle à l’autre j’ai fait un petit détour par mon Zola, avec Le Rêve, qui ne fut pas mon préféré.
Enfin j’ai rapidement lu la biographie BW par Lydie Salvayre, récit de la cécité qui frappa un grand directeur de maison d’édition …

Et puis il était temps de partir en vacances ! J’ai privilégié les pavés, pensant que j’aurais le temps de les lire, d’autant que cela me permettait d’en prendre moins.
Je m’étais gardée la suite de ce roman de Pratchett que j’avais adoré l’année dernière : La Longue Guerre; qui m’a apporté autant de plaisir que le premier tant Pratchett et Baxter vont loin dans la création de leur monde formidable …
Ensuite je me suis fait un petit plaisir avec le roman Carabosse de Michael Honaker, qui nous refait l’histoire de la Belle au Bois Dormant à sa sauce … une sombre histoire de prince, de princesse, de vengeance .. mais pas seulement ..
Pour clore ce mois de juillet, j’ai terminé sur un livre en anglais (congrès international ensuite oblige !) de Tracy Chevalier, traduit en français sous le titre de Prodigieuses créatures. Si j’ai eu du mal à accrocher au début, j’ai rapidement été fascinée par cette histoire de fossiles et de destin …

En parallèle, j’ai eu la chance de parcourir le très beau livre de Catherine Camus : Albert Camus, le monde en partage, à moitié biographique et bibliographique puisque c’est une analyse de son œuvre à travers les lieux qu’il a parcourus et aimés.

Nous étions donc en août, et là plus question de pavés puisque je n’avais qu’une valise que j’allais me trainer pendant 15 jours. Donc, welcome petite liseuse Pocketbook que je n’avais pas encore le temps de vraiment tester.

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J’y ai dévoré deux aventures d’Arsène Lupin (L’Homme à la peau de bique et La Femme aux deux sourires), ainsi qu’un épisode des Pardaillan (Pardaillan et Fausta) dont j’ai les intégrales à la maison, mais bien trop lourdes à transporter …
J’ai pu aussi découvrir le dernier Oates, 800 pages au compteur, que j’étais bien contente de lire en numérique ! Mudwoman n’est cependant pas mon préféré de cet auteur …
J’en ai profité pour lire le petit Marie-Claire de Marguerite Audoux, qui m’a fait un peu penser à la Claudine de Colette, dans leur caractère enlevé et résolument moderne.
Enfin j’avais gardé précieusement un ebook service presse des éditions Charleston : La lettre oubliée, histoire d’amour et de livres qui m’a fait du bien après Mudwoman
Le seul livre papier que j’avais pris, et que j’ai lu à cheval sur juillet et août fut un roman puissant : A l’Est d’Eden de John Steinbeck. Magnifique et bouleversant.

Voilà pour les lectures de vacances … En rentrant j’ai terminé Le monde du bout du monde de Sepulveda, que j’avais entamé avant de partir; et j’ai enchaîné sur la rentrée littéraire :
d’abord avec Le jour où la guerre s’arrêta de Pierre Bordage, roman incroyable, parenthèse magique dans les milliers de livres que j’ai pu lire. Un livre que j’offrirais sûrement beaucoup.
Puis MaddAdam de Margaret Atwood, troisième opus de sa trilogie également composée de Le Dernier homme et du Temps du Déluge. Je n’avais pas lu les deux premiers mais le résumé au début du 3e était suffisant pour apprécier cette dystopie complètement dingue.

Et voilà pour donc ces lectures estivales ! Au cours des prochains jours, je vais essayer de vous parler un petit peu plus de chacun.
Au final 23 romans et essais, dont 8 issus de ma PAL, ce qui n’est pas si mal ! Seul échec, j’avais prévu de terminer Le Côté de Guermantes, mais je n’ai pas réussi à me tenir à mes 10 pages par jour …

J’espère que vous avez également tous passé un bon été, qui se termine définitivement. Heureusement pour nous lecteurs, la rentrée littéraire et l’effervescence qui en découle nous consolent un peu de tout ça !

A bientôt !