il était une rivière

Dans les années 1970, au cœur d’une cité ouvrière du Michigan, la vie d’une jeune fille va se retrouver bouleversée du jour au lendemain : Margot, 16 ans, voit son père se faire tuer sous ses yeux, à cause d’une vieille rancune de famille. Désormais seule et ne pouvant compter que sur elle-même pour se protéger, elle décide de remonter la rivière, vivant au fil des saisons, se défendant avec son fusil qu’elle manie comme personne.

Roman d’apprentissage à l’américaine, où l’héroïne est livrée à elle-même d’un bout à l’autre du roman, ce texte est intéressant par sa narration peu classique, son rythme lent mais prenant qui nous délivre un hymne à la liberté. Pour l’atteindre, aucune épreuve n’est épargnée à cette jeune fille qui se heurte au monde dur et violent des adultes, où elle va pourtant devoir trouver sa place et infléchir son destin.

Dans la lignée du nature writing – quoique une plume féminine dans ce genre soit plus rare – Bonnie Jo Campbell nous livre un roman intéressant doté d’une héroïne attachante. Et même si j’y ai retrouvé cette écriture un peu blanche, un peu crue, que je n’aime pas trop dans la littérature américaine, je me suis laissée porter jusqu’au bout du voyage de Margot, sur les berges de la Stark.

Un premier roman prometteur, malgré son côté très « américain » (loin d’une littérature intemporelle qui transcende les frontières)

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livre poche