carabosse

Carabosse ou La légende de la fée maléfique de La Belle au Bois Dormant.

Il était une fois deux sœurs, Cara et Léonore. Les deux étaient belles, l’une blonde, l’autre brune. Mais la première est maudite car bossue, ce qui lui ôte toute possibilité de se marier un jour … Par dépit amoureux, elle devient la septième fée, celle du Vent Mauvais, celle de la magie noire. C’est ainsi qu’à la naissance de sa nièce, la belle Aurore, princesse du Bois Dormant, Carabosse la maudit.

« A toi Aurore, psalmodia Cara, au jour de tes dix-huit ans, j’offre…la mort. Tu perceras ta main à un fuseau, et tu périras. « 

Mais heureusement la fée Lilas intervient et transforme le jugement de mort en un espoir plus doux : « Ainsi que je l’ai déclaré autrefois : un prince réellement épris de la dormeuse viendra l’éveiller par un baiser sincère, car le charme d’amour seul est capable de rompre les maléfices tissés par Carabosse. En attendant, tout ici doit s’apaiser. Tout ici doit s’assoupir. Le temps doit cesser de s’écouler sur Bois-Dormant. Horloges et pendules doivent interrompre leur course, jusqu’au jour où l’élu, l’éveilleur, viendra ici dissiper les ténèbres. »

Tout le monde connait cette histoire, mise en images et en musique par Disney. Mais ici Honaker retourne aux sources du conte de Charles Perrault et enrichit le monde de l’histoire intemporelle. Il imagine ainsi un roman palpitant, où la magie est omniprésente, mais il l’actualise également en imaginant un monde similaire au nôtre au final, où il est difficile de trouver des princes … Il y mêle d’autres emprunts, en particulier aux mythes du roi Arthur dont la fée Morgane nous rappelle Carabosse la laide.

En tous les cas, même si l’on connaît la fin, on ne s’ennuie pas une seconde et ce peut être une bonne approche du conte pour les adolescents, dans une version modernisée très séduisante.

Un plus à rajouter : la couverture est superbe ..

A lire et à offrir !