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Dans l’Angleterre du XIXe siècle, Frances a grandi choyée par son père. Quand ce dernier meurt, couvert de dettes, la vie de la jeune femme bascule. Pour survivre, la voilà obligée d’accepter la demande en mariage de son cousin Edwin, médecin en Afrique du Sud. Mais lors de la traversée qui la conduit, résignée, à son fiancé, Frances rencontre le séduisant William Westbrook, et son cœur chavire…

Le principal intérêt de ce roman est l’analyse qui est faite de l’Afrique du Sud dans les années 1880. L’auteur semble bien renseignée, et elle décortique de manière intelligente les rapports entre colons et colonisés : la situation des miniers, la misère, les problèmes sanitaires, la convoitise des colons. La plume de Jennifer McVeigh n’est pas désagréable par ailleurs et on prend plaisir à imaginer les magnifiques paysages qu’elle décrit.

Mais là où elle pêche, c’est sur le plan des personnages : son héroïne Frances est une pâle copie de Scarlett O’Hara, dans la figure de la femme seule qui va subir de rudes coups. Elle se laisse cahoter de-ci, de-là sans réellement réfléchir à sa situation. Et puis les relations amoureuses sont risibles … Edwin le mari et William l’amant sont des caricatures, personnages qui n’ont pas de réalité, qui ne fonctionnent pas vraiment.

D’autant que le roman est finalement assez long (550 pages) et qu’il ne s’y passe pas grand chose … Un texte qui oscille entre roman social et romance, et qui échoue du coup dans les deux domaines à produire une œuvre de qualité.

En bref une déception, mais qui prouve qu’il n’est pas si facile d’écrire un bon page-turner … Si vous êtes amateurs de ce genre, je vous conseille plutôt les romans de Tamara McKinley ou de Kate Morton.

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livre poche