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Paris, 1498. Alors que le royaume de France célèbre l’accession au trône d’un nouveau souverain, Louis XII, la jeune Pernelle, modeste porteuse d’eau, rêve de s’élever au-dessus de sa condition. Fascinée par la lecture et l’écriture, ces savoirs alors en plein essor avec le développement de l’imprimerie et la diffusion des livres, elle se met en tête d’apprendre à lire et écrire, confortée dans ce projet par sa rencontre avec Enzo, un jeune étudiant italien …Un petit roman qui sera sympathique pour les enfants aimant les romans historiques.

Néanmoins en tant qu’adulte, j’ai trouvé que ce roman manquait d’envergure : les rebondissements laissent à désirer, les personnages paraissent un peu plat. L’ensemble manque d’humour, à part pour les procès d’animaux, que j’ai découvert avec plaisir ! Mais cela n’a pas effacé un certain malaise tout au long de la lecture : le Moyen-Age parait bien propre, bien éduqué tandis que des lettrés parlent avec une fille du peuple, elle-même s’exprime avec un langage châtié absolument pas réaliste, etc. (je passe sur les autres invraisemblances). Alors certes l’auteur est une historienne donc je suppose que l’arrière-fonds est véridique. Cependant écrire pour la jeunesse n’excuse pas les facilités de styles, et les libertés historiques à répétition .. Pourtant le ton pédagogique et presque académique de l’auteur laisserait plutôt penser qu’elle veut d’abord nous apprendre quelque chose, avant de nous raconter une bonne histoire. Ce que font aussi même des écrivains « pour adultes ». Mais ici la chose est amenée d’une manière trop lourde, presque maladroite, et souvent peu réaliste …

Un roman dont j’attendais beaucoup plus, notamment sur la manière dont Pernelle apprend à lire et sur l’importance des livres pour elle par la suite. Je ne suis finalement allée que de déceptions en déceptions, et même si je suis peut-être trop dure, j’ai donc terminé ce texte avec une impression négative ..