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VICTOIRE !!!

Après trois intégrales, dix romans, trois cycles,
Après 4000 pages, serrées, de la collection Bouquins,
Après 1 an et demi de lectureAprès des centaines de combats d’épée
Après une dizaine d’intrigues amoureuses qui finissent souvent mal
Après l’histoire de trois rois, de reines, et d’une papesse diabolique
Après plusieurs fausses morts et des dizaines d’attentats visant sa personne,

J’ai enfin fini l’histoire du sieur chevalier de Pardaillan, homme prodigieux qui se sort de toutes les situations possibles et inimaginables ! Souvenez-vous, je vous avais parlé du premier tome ici, vous promettant de revenir vous en parler à la fin …

Car même les bonnes choses ont une fin, et même les bonnes histoires … J’ai donc triomphalement achevé ma lecture de l’œuvre monumentale de Michel Zévaco, romancier et feuilletoniste populaire moins connu qu’Eugène Sue (et pourtant plus lisible !).

Roman d’aventure, roman de cape et d’épée, roman historique, roman d’amour : Zévaco a compris avant l’heure ce qui marche avec les lecteurs. Il sait mieux que personne les tenir en haleine, les pousser à reprendre l’histoire le lendemain dans le journal. Et surtout il parle toujours de passions qui parlent à tous : la haine, l’amour, etc. Si vous voulez des nuances, passez votre chemin : les héros sont toujours héroïques, les méchants le restent et ne se lassent jamais de l’être, à part quand ils sont morts, les femmes sont toujours faibles, fragiles, et amoureuses, les jeunes gens sont toujours bêtes et amoureux, etc. Mais malgré ces ingrédients bien connus, on ne peut résister au style enlevé de Zévaco, qui ne nous laisse pas nous échapper si facilement. Imperceptiblement on s’attache à ces personnages si parfaits, on en vient à croire des situations les plus abracadabrantes, on retient même notre souffle quand le héros est proche de la mort, alors qu’on sait qu’il va s’en sortir … Mais pourtant ça marche à chaque fois !

Passons également sur le fonds historique, qui certes est présent et important, mais s’amenuise un peu au fur et à mesure des cycles. On y retrouve toujours des monarques oublieux, qui ne pensent qu’à faire la guerre, des intrigants ambitieux, et des trésors cachés destinés à sauver le royaume … Et pourtant on y croit, même si on sourit à quelques raccourcis utilisés par l’auteur.

Enfin bref tout ça pour vous dire que je suis heureuse de l’avoir lu, mais aussi de l’avoir fini car malgré tout je commençais à me lasser vers la fin, même si Zévaco a su nous ménager quelques surprises, en ressortant aussi de son imagination des personnages tout frais ! Et puis la fin était telle que je l’attendais … explosive et mystérieuse !

Si vous aimez les romans de cape et d’épée, les longues séries et les héros héroïques, n’hésitez plus, dégustez un bout ou tout ce savoureux gâteau produit par un simple journaliste du siècle dernier !