brumes

Rosie Thomas m’avait éblouie avec Le Châle de Cachemire qui nous transportait dans l’Inde des années 1950, sur la route de la fabrication du Cachemire. Utilisant l’artifice efficace de la plongée dans le passé familial pour se comprendre soi-même, il nous faisait suivre la petite-fille d’une Anglaise vivant au temps de la colonisation.

Pour Les Brumes du Caire, rebelotte ! Ruby, une adolescente rebelle et paumée, débarque un jour chez sa grand-mère qu’elle n’a jamais beaucoup fréquentée. Elle découvre le Caire, la poussière, le bruit mais aussi la beauté des pyramides, la vie des bazars. Mais surtout elle apprend à connaître la vieille dame, qui garde bien des secrets … Avec la mère de Ruby, qui a toujours manqué d’amour maternel sans comprendre pourquoi, nous avons donc trois femmes, trois générations dont les sentiments, les frustrations se croisent et se recroisent dans cette histoire romanesque à souhait.

Et autant vous dire tout de suite que ce qui m’avait séduit dans Le Châle de Cachemire n’a pas fonctionné cette fois-ci … Histoire trop attendue, personnages à la limite du caricatural, histoire d’amour dégoulinante où on s’attend bien sûr à ce que le héros tombe glorieusement pendant la guerre … Alors certes les relations entre les femmes m’ont touché mais j’ai trouvé ça trop évident, trop grossier, sans réelle nuance.

Un roman romantique comme je ne les aime pas, même si Rosie Thomas semblait a priori y avoir mis tous les ingrédients « qui fonctionnent » …